DIRECT. Emmanuel Macron : "Le Brexit n'est pas à mes yeux une négociation technique mais une leçon politique"

Les dirigeants européens ont accepté jeudi de reporter le Brexit au 22 mai, à condition que les députés britanniques donnent "la semaine prochaine" l'accord de divorce qu'ils ont déjà repoussé par deux fois.

Ce qu'il faut savoir

Le jour d'après. Les dirigeants européens ont décidé, jeudi 21 mars, d'accorder au Royaume-Uni un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue du 29 mars, fixant désormais au 12 avril la date fatidique. Franceinfo vous propose de suivre en direct les réactions à cette décision.

Les Britanniques psychologiquement atteints. Source de tracas pour la classe politique, le Brexit l'est aussi pour les sujets de sa Majesté, quatre Britanniques sur dix ayant ressenti de la colère, de l'impuissance ou de l'inquiétude à l'approche de cette échéance, selon un sondage.

Deux options pour un report. Selon cette offre, si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre avec l'UE, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai. En cas de nouveau rejet, Londres aura jusqu'au 12 avril pour décider d'organiser des élections européennes. Ce qui lui permettrait alors de demander un nouveau report dont la durée n'a pas été fixée.

Une pétition qui fait un tabac. Mise en ligne sur le site du Parlement britannique, une pétition pour le maintien du pays dans l'Union européenne a récolté, vendredi 22 mars à 13 heures, plus de 3 millions de signatures.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

20h06 : Il est 20 heures, que retenir de l'actualité ?

• Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel aux militaires, leur demandant de "ne pas tirer" demain face aux manifestants. Emmanuel Macron lui a répondu depuis Bruxelles, en assurant qu'"en aucun cas, l'armée n'est en charge du maintien de l'ordre", ce qu'a répété Edouard Philippe dans une lettre. Voici à quoi s'attendre pour la journée de demain.

• L'équipe de France de football débute sa campagne de qualifications à l'Euro 2020 par un déplacement inédit en Moldavie. Suivez et commentez le match avec nous par ici.

• Donald Trump affirme que le groupe Etat islamique est vaincu à "100%" en Syrie.


• Bruxelles a accordé au Royaume-Uni un report au 12 avril en cas de "no deal" et au 22 mai si un accord est entériné à Londres. "Nous avons trouvé hier un bon accord, respectant nos principes", a estimé Emmanuel Macron.

19h13 : Il est 18 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel aux militaires, leur demandant de "ne pas tirer" demain face aux manifestants et a appelé les Français à manifester. Emmanuel Macron lui a répondu depuis Bruxelles, en assurant qu'"en aucun cas, l'armée n'est en charge du maintien de l'ordre".

Des appels à manifester dans plusieurs villes, des secteurs interdits aux manifestations à Paris, Bordeaux et Toulouse, les militaires de Sentinelle mobilisés... A quoi faut-il s'attendre pour la 19e journée de mobilisation demain ? Franceinfo fait le point dans cet article.

Bruxelles a accordé au Royaume-Uni un report au 12 avril en cas de "no deal" et au 22 mai si un accord est entériné à Londres. "Nous avons trouvé hier un bon accord, respectant nos principes", a estimé Emmanuel Macron.

Les Algériens sont toujours fortement mobilisés dans les rues aujourd'hui, un mois jour pour jour après le début de la contestation pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans.

17h05 : Voici les articles les plus consultés en ce moment sur franceinfo :

Des soldats de l'opération Sentinelle s'inquiètent de leur implication dans les prochaines mobilisations des "gilets jaunes". "On ne sait pas faire du maintien de l'ordre", témoignent-ils, sous couvert d'anonymat.

Plusieurs femmes accusent le maire démissionnaire du Havre de leur avoir envoyé des photos pornographiques. "C'était un secret de polichinelle", racontent-elles à franceinfo. Leurs témoignages sont à retrouver ici.

Theresa May avait demandé une extension de l'article 50, c'est-à-dire un délai pour sortir de l'UE, jusqu'au 30 juin. Cette demande a été rejetée. Mais les 27 ont laissé deux nouvelles options sur la table. Les voici.

16h36 : Le président français vient d'achever sa conférence de presse. Pour ceux qui ne l'ont pas vue, voici sa déclaration sur la "leçon politique" du Brexit.

16h21 : Pour rappel, le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Une pétition en ligne demandant au gouvernement britannique d'y renoncer a dépassé les trois millions de signatures, engrangeant un succès fulgurant deux jours après son lancement.

16h14 : Emmanuel Macron répond maintenant aux questions des journalistes sur le Brexit. "Il est clair que le peuple britannique s'est exprimé sur la base de beaucoup de mensonges" mais "nous devons respecter le vote du peuple britannique", soutient-il.

16h04 : "Nous nous sommes préparés à une sortie sans accord", prévient le président français. "Le Brexit n'est pas une négociation technique mais une leçon politique. Proposer le rejet de l'Europe sans projet alternatif mène à l'impasse (...) mais ignorer les colères et les peurs ne peut mener qu'au désastre."

15h59 : Bruxelles a accordé un report au 12 avril en cas de "no deal" ou au 22 mai si un accord est entériné à Londres. "Nous avons trouvé hier un bon accord, respectant nos principes", estime Emmanuel Macron.

15h58 : Emmanuel Macron donne actuellement une conférence de presse, à l'issue du Conseil européen largement consacré au Brexit et à la demande de report de Theresa May. Une intervention à suivre en direct ici.


14h22 : A partir de quand la situation a-t-elle dégénéré outre-Manche ? A quelle date les Britanniques ont-il réalisé que le destin à très court terme de leur grande nation était pour le moins imprévisible ? Quand la crise politique a-t-elle définitivement plongé le pays dans le chaos ? Marie-Adélaïde Scigacz vous résume le chaos du Brexit en gifs.


14h15 : Theresa May avait demandé une extension de l'article 50, c'est-à-dire un délai pour sortir de l'UE, jusqu'au 30 juin. Cette demande a été rejetée hier. Mais les 27 ont laissé deux nouvelles options sur la table. Les voici.

14h07 : Il est 14 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

Après les Champs-Elysées à Paris et la place Pey-Berland à Bordeaux, la préfecture de Haute-Garonne a annoncé interdire les manifestations ou rassemblements de "gilets jaunes" samedi sur la place du Capitole à Toulouse.

Au lendemain de la démission du maire du Havre, franceinfo dévoile quatre nouveaux témoignages de femmes qui affirment avoir subi du harcèlement sexuel de la part de Luc Lemonnier, qui leur a envoyé des photos de lui dénudé sans leur consentement.

• A l'issue de discussions prolongées, la Première ministre britannique a accepté la proposition de l'Union européenne de deux options pour un report du Brexit : le 22 mai, si l'accord de sortie est adopté par les Britanniques, ou le 12 avril sinon.

Les Algériens restent mobilisés, avec de nouvelles manifestations aujourd'hui, un mois jour pour jour après le début de la contestation pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika. Des milliers de personnes sont descendus dans les rues de la capitale.

13h21 : Au dernier référendum au sujet du Brexit, il y avait 44 millions d'inscrits sur les listes électorales in UK. A 4,4 millions de signatures, la pétition représentera 10% de l'électorat britannique, ce qui n'est plus du tout négligeable.

13h18 : La pétition vient à l'instant de passer les 3 000 000 de signatures.

13h18 : Le compteur n'en finit plus de défiler. La pétition mise en ligne sur le site du Parlement britannique pour réclamer la révocation de l'article 50 et le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne a dépassé les 3 millions de signatures, comme nous le signalent plusieurs internautes dans les commentaires.

13h11 : Dans le détail, 43% des personnes interrogées disent avoir ressenti de l'impuissance, 39% de la colère, 38% de l'inquiétude et 17% de hauts niveaux de stress au cours des 12 derniers mois. Le Brexit est par ailleurs loin de susciter un enthousiasme débordant : ils ne sont que 9% à y voir un motif d'espoir, 3% un motif de réjouissance, et ne sont que 2% à avoir confiance dans la suite du processus.

12h58 : Quatre Britanniques sur dix se disent psychologiquement affectés par le Brexit, selon une étude réalisée pour le compte de l'Association pour la santé mentale auprès de quelque 1 800 personnes.

12h54 : Que ceux qui traversent la Manche régulièrement se rassurent : Eurostar continuera de circuler en France, même en cas de Brexit dur. Le ministère de la Transition écologique et solidaire vient d'octroyer une licence à la compagnie de transport, lui permettant de continuer à rouler dans l'Hexagone, même en cas de "no deal". A lire sur France 3 Hauts-de-France.

12h14 : Rappelons les principales informations de ce vendredi :


Au lendemain de la démission du maire du Havre Luc Lemonnier, franceinfo dévoile quatre nouveaux témoignages de femmes qui affirment avoir subi du harcèlement sexuel de la part de l'élu, qui leur a envoyé des photos de lui dénudé sans leur consentement.

• Une semaine après le double attentat contre deux mosquées à Christchurch, la Nouvelle-Zélande se recueille. Près de 500 Néo-Zélandais ont entamé les démarches pour rendre leurs armes à feu, dont certaines vont être interdites.

• A l'issue de discussions prolongées, la Première ministre britannique accepte la proposition de l'Union européenne de deux options pour un report du Brexit : le 22 mai, si l'accord de sortie est adopté par les Britanniques, ou le 12 avril sinon.

• Le déploiement de soldats de l'opération Sentinelle, demain, continue de faire débat. Ils n'iront pas "au contact des manifestants", insiste Jean-Yves Le Drian. Le cabinet du ministère de l'Intérieur explique qu'ils seront déployés dans des lieux éloignés des rassemblements prévus. Deux personnes ont été placées en garde à vue après les dégradations contre le Fouquet's.


Quatre détenus soupçonnés de complicité avec l'auteur de l'attaque terroriste contre deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) vont être présentés à un juge en vue de leur mise en examen, annonce le parquet.

09h01 : Revenons sur les principales informations de ce vendredi :

Au lendemain de la démission du maire du Havre Luc Lemonnier, franceinfo dévoile quatre nouveaux témoignages de femmes qui affirment avoir subi du harcèlement sexuel de la part de l'élu, qui leur a envoyé des photos de lui dénudé sans leur consentement.

• Une semaine après le double attentat contre deux mosquées à Christchurch, la Nouvelle-Zélande se recueille. La police a révélé qu'elle avait interrogé le principal suspect en 2017, quand il avait demandé un permis de port d'arme, qu'il a obtenu.

• A l'issue de discussions prolongées, la Première ministre britannique accepte la proposition de l'Union européenne de deux options pour un report du Brexit : le 22 mai, si l'accord de sortie est adopté par les Britanniques, ou le 12 avril sinon.

• Après la saisine de la justice par le Sénat dans l'affaire Benalla, des membres de l'exécutif et de la majorité font part de leur désapprobation. Nous passons en revue ces démonstrations de colère.

08h12 : Quoi qu'il en soit, le nombre de signatures n'oblige absolument pas le Royaume-Uni à organiser un nouveau référendum. Il témoigne simplement du fait qu'un nombre important de Britanniques souhaitent annuler le Brexit, et peut donc éventuellement mettre la pression sur le gouvernement.

08h20 : Bonjour @Paul. Cette pétition demandant l'annulation du Brexit a été déposée sur le site du Parlement britannique. Comme l'explique cet article, le fait qu'elle ait passé le seuil des 10 000 signatures oblige le gouvernement à lui apporter une réponse, et au-dessus de 100 000 signatures, le Parlement doit "envisager" l'organisation d'un débat – ce qui ne l'oblige pas à le faire.

08h20 : Bonjour franceinfo. 2,281 millions de signatures. Y a-t-il un seuil prévu qui déclenchera un référendum, un peu sur le modèle suisse ? Bonne journée.

06h04 : Rappelons tout d'abord les principales informations d'hier soir et cette nuit :

• A l'issue de discussions prolongées, la Première ministre britannique accepte la proposition de l'Union européenne de deux options pour un report du Brexit : le 22 mai, si l'accord de sortie est adopté par les Britanniques, ou le 12 avril sinon.

• Le navire italien qui a sombré le 12 mars, faisant craindre une marée noire, contenait aussi 1 050 tonnes de matières dangereuses. C'est ce que montre l'inventaire détaillé de la cargaison rendu public par la préfecture maritime de l'Atlantique.


• Après la saisine de la justice par le Sénat dans l'affaire Benalla, des membres de l'exécutif et de la majorité font part de leur désapprobation. Nous passons en revue ces démonstrations de colère.