Brexit : une "étape franchie" et un accord "gagnant-gagnant" pour la pêche, selon le président des pêcheurs bretons

Quatre ans après le vote des Britanniques en faveur du Brexit et après des mois de négociations, l'Union européenne et le Royaume-Uni sont parvenus à un accord ce jeudi 24 décembre y compris sur le dossier délicat de la pêche. Une "étape de franchie" pour Olivier Le Nezet qui reste prudent.

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Radio France
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A bord du chalutier "Anthineas", durant une journée de pêche aux coquilles Saint-Jacques dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). (MARCEL MOCHET / AFP )

"On a toujours souhaité, au moins au niveau européen et français, et qui plus est en Bretagne, d'avoir un accord qui soit gagnant-gagnant", a réagi jeudi 24 décembre sur franceinfo Olivier Le Nezet, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de Bretagne et président du port de Lorient. Il réagissait après l'accord commercial du Brexit conclu entre l'Union européenne et le Royaume-Uni.

Le dossier de la pêche a particulièrement été le point d'achoppement des négociations. "C'est indispensable d'avoir un accord", souligne Olivier Le Nezet. "Avoir un no-deal n'aurait pas permis au Royaume-Uni de pouvoir se projeter vers l'avenir et de pouvoir faire que leurs produits puissent être sur le marché commun. Tout le monde avait à y gagner."

"Dans un accord global, le diable se niche dans les détails"

Dans cet accord, l'UE doit transférer au Royaume-Uni 25% de la valeur des produits pêchés dans les eaux britanniques par les flottes européennes, à l'issue d'une période de transition qui s'étend jusqu'en juin 2026. Le président des pêcheurs bretons attend les détails de l'accord, mais estime que "potentiellement" cela ferait "à peu près moins 8%" pour la France.

Il attend que la ministre de la Mer et le président de la République donnent "des éléments très précis", car il souligne que "dans un accord global, le diable se niche dans les détails". "On peut se féliciter d'un accord", mais il faut voir "ce qui existe dans cet accord et quelles sont les négociations qui vont être impactantes pour la filière".

Pour Olivier Le Nezet, "on a franchi une étape" avec cet accord, mais le président du port de Lorient reste prudent : "Il en reste d'autres et dans la durée".

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