Brexit : un McDonald's interdit de vendre des milkshakes pour éviter que des manifestants n'en jettent sur Nigel Farage

Le candidat du Brexit Party donnait un meeting à Edimbourg en vue des élections européennes. 

La tête de liste du Brexit Party aux élections européennes, Nigel Farage, le 18 mai 2019 à Pontefract, en Angleterre (Royaume-Uni). 
La tête de liste du Brexit Party aux élections européennes, Nigel Farage, le 18 mai 2019 à Pontefract, en Angleterre (Royaume-Uni).  (OLI SCARFF / AFP)

Non, ce restaurant McDonald's d'Edimbourg, en Ecosse, ne souffre pas d'un problème de congélateur. "Nous ne vendrons pas de milkshakes ni de glaces ce soir. Cela est dû à une demande de la police relative à des événements récents", a fait savoir l'enseigne, vendredi 17 mai, par l'intermédiaire d'une affichette accrochée sur sa devanture. Le fast-food fait référence à une campagne d'attaques à la crème glacée menée par des militants britanniques contre les candidats nationalistes pro-Brexit aux élections européennes

Or, vendredi soir, le fondateur du Brexit Party et figure du souverainisme britannique, Nigel Farage, était en meeting dans une salle de la capitale écossaise voisine du McDo. 

Des figures de l'extrême droite visées 

L'affiche a quant à elle été tweetée par le coordinateur du parti socialiste écossais chargé des réseaux sociaux : "Ils ont clairement eu vent de la rumeur", a-t-il écrit. Un responsable du restaurant a confirmé au Guardian (en anglais) que la police lui avait demandé de ne pas vendre de milkshakes, ni de McFlurry. 

Les semaines précédentes, des figures de l'extrême droite britannique, telles que Tommy Robinson, cofondateur de l'English Defence League et candidat indépendant aux élections européennes, ainsi que le candidat du parti eurosceptique Ukip, Carl Benjamin, avait été attaquées à coups de milkshakes.