Brexit : réunis en sommet à Bruxelles, les 27 s'inquiètent du peu de progrès réalisés dans les négociations

Depuis que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, les pourparlers entre Londres et Bruxelles pour trouver un accord de libre-échange qui entrerait en vigueur à la fin de la période de transition, le 1er janvier, n'aboutissent pas, laissant craindre un "no deal". 

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, lors d\'un sommet européen consacré entre autre à la question du Brexit, jeudi 15 octobre 2020. 
Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, lors d'un sommet européen consacré entre autre à la question du Brexit, jeudi 15 octobre 2020.  (POOL THIERRY ROGE / BELGA MAG / AFP)

L'heure tourne à Bruxelles. Les dirigeants européens, réunis en sommet dans la capitale belge, ont demandé Royaume-Uni de "faire le nécessaire" pour débloquer les négociations commerciales post-Brexit. Alors que le Premier ministre britannique Boris Johnson laisse planer la menace de quitter les discussions, les 27 "constatent avec inquiétude que les progrès réalisés sur les questions clés qui intéressent l'Union ne sont toujours pas suffisants pour qu'un accord soit conclu", s'inquiètent-ils dans des conclusions adoptées jeudi 15 octobre.

Depuis que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, les pourparlers entre Londres et Bruxelles pour un accord de libre-échange, lequel entrerait en vigueur le 1er janvier 2021 à la fin de la période de transition, patinent.

Les pourparlers achoppent toujours sur trois sujets : la pêche, les garanties réclamées aux Britanniques en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord. Les deux parties s'accusent mutuellement de laisser planer le risque d'un "no deal" potentiellement dévastateur pour leurs économies, déjà fragilisées par la pandémie.

Une semaine de négociations "intensives" en vue

Par la voix de son négociateur, David Frost, le Royaume-Uni s'est dit "déçu" par ces demandes formulées par les 27 et même "surpris que l'EU ne s'engage plus à travailler de manière intensive", dans les conclusions formelles du sommet.

Le négociateur de l'UE, Michel Barnier a ensuite annoncé en conférence de presse qu'il souhaitait continuer à négocier la semaine prochaine à Londres, puis la suivante à Bruxelles, et ce de manière "intensive". "J'ai proposé à l'équipe britannique de négocier dans le bref espace de temps qu'il nous reste, de façon à discuter d'un accord jusqu'à fin octobre", a-t-il expliqué, se disant "absolument déterminé à trouver un accord juste".

Boris Johnson doit se prononcer vendredi sur le sujet de la suite des négociations, à la lumière des "résultats" du sommet européen.