Brexit : pour pallier le retrait du Royaume-Uni du programme Erasmus, les universités françaises s'organisent

Le Royaume-Uni était jusqu'à présent la deuxième destination des Français, dans le cadre d'Erasmus. 10 000 jeunes franchissaient ainsi la Manche chaque année. Les universités françaises pourraient donc signer des accords bilatéraux avec des établissements britanniques.

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Radio France
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Des étudiants sur le parvis de l'hôtel de ville à Paris, le 9 mai 2014. (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

C'est officiel, depuis ce vendredi 1er janvier, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'Union européenne. Parmi les conséquences concrètes du Brexit, il y a la sortie du pays du programme Erasmus. Ce programme d'échange universitaire permet depuis plus de trente ans aux étudiants européens de passer une année à l'étranger. Selon l'ex-négociateur du Brexit, Michel Barnier, ce retrait sonne comme un "échec". Alors quel impact et quelles alternatives sont désormais possibles pour les universités et les étudiants français ? franceinfo vous répond.

Après l'Espagne, le Royaume-Uni était jusqu'à présent la deuxième destination des Français, dans le cadre d'Erasmus. 10 000 jeunes franchissaient ainsi la Manche chaque année : la moitié pour un échange universitaire, l'autre pour un stage, ou un apprentissage. Et le programme était particulièrement avantageux puisqu'il leur permettait de ne pas payer les frais de scolarité pratiqués par les établissements britanniques et qui peuvent atteindre jusqu'à 10 000 euros l'année.  

"Les étudiants les plus modestes ne pourront pas partir en échange vers le Royaume-Uni"

L'impact du Brexit sera donc important et pour le limiter chaque université française va tenter, à son niveau, de signer des accords d'échanges bilatéraux avec certains établissements du Royaume-Uni. Mais ça ne suffira pas selon Christine Fernandez, chargée des relations internationales à l'Université de Poitiers : "Même si on signe des accords avec des universités du Royaume-Uni, d'une part il y aura forcément moins de possibilités et moins d'universités qu'avec Erasmus. D'autre part, il y aura surtout des aides en moins qui feront que les étudiants les plus modestes ne pourront pas partir en échange vers le Royaume-Uni. Ces aides Erasmus permettaient de prendre en charge le voyage et des frais de séjour.

Le Royaume-Uni moins accessible aux étudiants français, certes, mais peut-être au profit d'autres destinations anglophones, comme l'Irlande, qui attire de plus en plus depuis cinq ans.

Le reportage d'Alexis Morel
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