Brexit : Michel Barnier juge un accord à portée de main d'ici au 17 octobre

Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit a par ailleurs estimé que des contrôles administratifs entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord étaient inévitables.

Le négociateur en chef de l\'UE pour le Brexit, Michel Barnier, le 8 octobre 2018 à Rome.
Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, le 8 octobre 2018 à Rome. (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

Un accord sur le Brexit est à portée de main d'ici au Conseil européen des 17 et 18 octobre, a estimé Michel Barnier, mercredi 10 octobre. Le négociateur en chef pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a informé à Bruxelles le collège des commissaires européens de l'état des négociations, qui sont entrées dans une phase décisive.

Dans cette ultime ligne droite avant le sommet européen d'octobre, des réunions sont quasiment programmées tous les jours. Les ambassadeurs des Vingt-Sept seront à leur tour briefés vendredi.

Comment faire en Irlande du Nord ?

Parmi les points encore en suspens figure notamment la question irlandaise. A ce sujet, Michel Barnier a affirmé que la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne allait imposer des contrôles administratifs entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord.

"L'UE et le Royaume-Uni excluent tous deux l'existence d'une frontière physique avec l'île d'Irlande, de sorte que ce qui arrivera en Irlande du Nord arrivera également dans le marché unique européen. Il y aura des procédures administratives qui n'existent pas encore pour les marchandises en provenance du reste du Royaume-Uni qui arrivent en Irlande du Nord", a-t-il expliqué.

Problème : cette perspective est d'ores et déjà rejetée par le parti ultra-consevateur nord-irlandais DUP, soutien-clé du gouvernement de Theresa May au Parlement de Londres.