Brexit : Londres clôt la question d'une prolongation du divorce

Comme le gouvernement britannique le martèle depuis des mois, il ne compte pas demander de prolongation de la période de transition au delà du 31 décembre.

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Le ministre d'Etat Michael Gove lors de sa campagne en faveur du Brexit, le 11 décembre 2019 à Londres. (BEN STANSALL / AFP)

Le sujet est clos. Le Royaume-Uni a "formellement" signifié à l'Union européenne, vendredi 12 juin, son refus de prolonger au-delà de la fin de l'année la période de transition post-Brexit. Après la sortie de l'UE le 31 janvier dernier, Londres a continué d'appliquer les règles européennes et négocie avec Bruxelles les modalités de leur nouvelle relation, notamment concernant leurs échanges commerciaux. Mais toujours sans avancée significative.

Avant un mini-sommet virtuel réunissant lundi le Premier ministre Boris Johnson et les dirigeants de l'UE, la question du calendrier a été écartée. Comme le gouvernement britannique le martèle depuis des mois, il ne compte pas demander de prolongation de la période de transition au delà du 31 décembre, comme il peut le faire en théorie jusqu'à fin juin.

Le ministre d'Etat Michael Gove a indiqué l'avoir "officiellement confirmé" lors d'une réunion virtuelle avec le vice-président de la Commission européenne chargé des relations institutionnelles, Maros Sefcovic. "C'est réglé", a-t-il insisté à la télévision. "Cela apporte de la clarté et de la certitude aux entreprises pour leur permettre de se préparer." Michael Gove "n'aurait pas pu être plus clair", a constaté Maros Sefcovic devant la presse. "Je le prends comme la conclusion définitive de cette discussion."

Des négociations qui patinent encore

Sur Twitter, le négociateur européen Michel Barnier "a pris note de la décision britannique de ne pas prolonger". "Nous devons maintenant faire des progrès sur le fond", a-t-il averti.

Depuis le mois de mars, quatre sessions de négociations entre Londres et l'UE, à raison d'une semaine par mois, n'ont pas permis d'enregistrer des progrès sur les points les plus conflictuels de l'accord de libre-échange espéré.

Lundi, des discussions, les premières à ce niveau, se tiendront par visioconférence entre Boris Johnson, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen (représentant les 27 Etats membres) Charles Michel et celui du Parlement européen, David Sassoli. Michel Barnier devrait aussi assister à cette réunion.

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