Cet article date de plus d'un an.

Brexit : "Les prochaines heures de discussion seront décisives", selon le négociateur européen Michel Barnier

Les points de blocage restent les mêmes depuis des mois : l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le négociateur européen Michel Barnier à Londres (Royaume-Uni), le 2 décembre 2020. (WIKTOR SZYMANOWICZ / NURPHOTO / AFP)

Le temps presse. Les prochaines heures de discussions entre l'UE et le Royaume-Uni sur leur relation commerciale post-Brexit seront décisives, a affirmé mercredi 2 décembre le négociateur européen Michel Barnier aux Etats membres, sans garantir de résultat positif. "Nous approchons rapidement du moment où ça passe ou ça casse", a affirmé un diplomate européen à l'issue d'une visioconférence entre le Français et les ambassadeurs de l'UE sur l'état des pourparlers. "Aujourd'hui et demain (jeudi) sont vraiment importants", a insisté une deuxième source.

En fonction des négociations, qui se tiennent depuis le week-end dans la capitale britannique, Michel Barnier pourrait faire un nouveau bilan avec les Etats membres, vendredi matin.

Le risque d'un nouveau choc épidémique 

Les points de blocage restent les mêmes depuis des mois : l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord. Malgré de récentes avancées, Michel "Barnier ne peut pas dire si les conditions pour un accord seront réunies dans les prochains jours", a résumé une source européenne.

Le Premier ministre britannique s'est pour sa part dit "optimiste" sur les chances d'aboutir, mais il se satisferait aussi d'un "no deal" (absence d'accord), selon sa porte-parole.

Le calendrier devient chaque jour plus intenable : la rupture définitive entre l'UE et le Royaume-Uni aura lieu le 31 décembre, date à laquelle les Britanniques, qui ont officiellement quitté l'UE le 31 janvier, cesseront d'appliquer les normes européennes. Sans accord pour régir leur relation, les deux parties échangeront selon les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas. Au risque d'un nouveau choc économique s'ajoutant à celui de la pandémie.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Brexit

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.