Brexit : les pêcheurs français redoutent le "no deal"

Le Brexit ne préoccupe pas que les Britanniques. En Bretagne, les pêcheurs s’inquiètent des conséquences d’un éventuel "no deal", qui assombrirait leurs perspectives.

FRANCE 3

Cela n’a surpris personne, mais le rejet de l’accord sur le Brexit assombrit davantage l’horizon des ports bretons. Près de la moitié des prises des flottes provient des zones britanniques. Si le Royaume-Uni s’oriente vers un Brexit dur et interdit l’accès à ses eaux si poissonneuses, 150 équipages risquent de se retrouver le bec dans l’eau.

Le Royaume-Uni pourrait aussi perdre gros

Le Brexit pourrait aussi avoir des conséquences indirectes. En cas d’interdiction de pêche dans les eaux britanniques, les bateaux et les quotas devraient se reporter sur d’autres secteurs : ouest-Bretagne et golf de Gascogne. Une menace qui inquiète depuis plusieurs mois déjà les professionnels. Le Royaume-Uni a aussi beaucoup à perdre si les négociations se passent mal, car la consommation est plus importante de ce côté-ci de la Manche. La France est en effet le premier pays importateur de produits de la mer britanniques.

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Le drapeau européen et l\'Union Jack flottent devant le Parlement, à Londres (Royaume-Uni), lors d\'une manifestation contre le Brexit, le 11 décembre 2017.
Le drapeau européen et l'Union Jack flottent devant le Parlement, à Londres (Royaume-Uni), lors d'une manifestation contre le Brexit, le 11 décembre 2017. (BEN STANSALL / AFP)