Brexit : les négociateurs britanniques et européens ont conclu un projet d'accord qui sera examiné mercredi par le gouvernement de Londres

Londres précise que ce projet d'accord sera examiné par le gouvernement britannique ce mercredi après-midi.

L\'Union européenne et Londres sont parvenus à un accord provisoire sur leur relation post-Brexit, jeudi 22 novembre 2018.
L'Union européenne et Londres sont parvenus à un accord provisoire sur leur relation post-Brexit, jeudi 22 novembre 2018. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont conclu un projet d'accord sur le Brexit, annonce, mardi 13 novembre, le bureau de la Première ministre Theresa May. Le 10 Downing Street précise que ce projet d'accord sera examiné par le gouvernement britannique ce mercredi à 15 heures (heure française). "Le cabinet se réunira (...) pour examiner le projet d'accord que les équipes de négociations ont conclu à Bruxelles et pour décider des prochaines étapes", indique le gouvernement britannique.

"Les ministres ont été conviés à lire le document en amont de la réunion", précise le communiqué. Selon plusieurs médias britanniques, les ministres ont été convoqués individuellement mardi soir à Downing Street. De leur côté, les ambassadeurs des 27 pays de l'UE se retrouveront mercredi après-midi à Bruxelles, selon deux sources diplomatiques.

La chaîne irlandaise RTE, qui cite deux sources gouvernementales, affirme que le projet d'accord prévoit un "filet de sécurité" qui doit éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, principale pierre d'achoppement des négociations. "Il aura la forme d'un arrangement douanier pour tout le Royaume-Uni avec des dispositions 'plus profondes' pour l'Irlande du Nord en termes douaniers et réglementaires", a tweeté son journaliste Tony Connelly.

Le Royaume-Uni resterait dans l'Union douanière

L'accord impliquerait le maintien du Royaume-Uni tout entier dans un accord douanier avec l'UE, et pas seulement l'Irlande du Nord, comme cela avait été initialement proposé par Bruxelles. Theresa May doit désormais réussir à faire accepter cet accord à son Parti conservateur, très divisé sur la question. Au sein des tories, les partisans du Brexit craignent qu'un tel accord ne contraigne le Royaume-Uni à se plier aux règles commerciales de l'UE pendant des années, et l'empêche de véritablement couper les liens.

L'allié de Theresa May au Parlement, le petit parti nord-irlandais DUP, indispensable à sa majorité absolue, a longtemps bataillé pour que l'Irlande du Nord ne fasse pas l'objet d'un traitement distinct du reste du Royaume-Uni.

La conclusion des négociations pourrait permettre l'organisation d'un sommet européen exceptionnel d'ici la fin du mois de novembre pour entériner l'accord. Le temps presse pour l'UE comme pour le Royaume-Uni, qui doivent faire ratifier l'accord par leurs parlements respectifs avant la date de la sortie britannique de l'Union européenne, le 29 mars 2019.