Brexit : les Britanniques font des stocks

Au Royaume-Uni, la crainte d'un Brexit brutal à la fin du mois de mars gagne les familles et les entreprises. Beaucoup ont décidé de stocker des denrées et des marchandises.

France 2

À 67 jours du déclenchement du Brexit, une famille britannique fait des provisions. Les parents craignent qu'une pénurie de nourriture frappe le Royaume-Uni en cas de no deal, de Brexit dur faute d'accord avec Bruxelles. "On a de la soupe, on a fait des provisions pour tenir quatre mois", assure la mère de famille. Consciente que 40% des fruits et légumes britanniques sont importés d'Europe, la petite famille a même commencé un potager.

Les hangars se remplissent

Si des frontières étaient rétablies, la libre circulation des biens de part et d'autre de la Manche serait retardée ou empêchée. De nombreuses entreprises stockent donc des marchandises dans de vastes hangars. Les fournisseurs veulent avoir plusieurs mois de stock d'avance pour que l'approvisionnement vers les grands magasins ne soit pas affecté, voire rompu. La pénurie la plus crainte est celle de médicaments, car beaucoup ne sont pas produits au Royaume-Uni, comme l'insuline. Le gouvernement a demandé aux entreprises pharmaceutiques d'avoir six semaines d'avance. 

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Un partisan du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, à Londres, le 14 janvier 2019. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)