Brexit : la tentation de la naturalisation pour les Britanniques installés en France

Les Britanniques qui vivent en France sont inquiets à l'approche du Brexit. Certains souhaitent obtenir la nationalité française. 

FRANCE 3

À six semaines du Brexit, qui doit entrer en vigueur le 29 mars prochain, les Britanniques qui vivent en France doivent faire un choix. Au Touquet (Pas-de-Calais), Eli Gifford, un commerçant de 36 ans, lui, a choisi de devenir Français. "Si je reste Anglais, j'aurai peut-être besoin d'un titre de séjour", explique-t-il. Son entreprise de confitures et de condiments fournit les plus grandes tables anglaises qui représentent 35% de son chiffre d'affaires. Pour garder ces prestigieux clients, il a dû les rassurer. Toujours au Touquet, Paul Stevenson, un importateur de fromages, vit entre la France et le Royaume-Uni depuis trente ans. Changer de nationalité n'est pas une solution pour lui. "En théorie, s'il n'y a pas d'accord, le temps maximum que je peux passer en France c'est 190 jours et c'est la même chose dans l'autre sens. Donc, si je suis Français, j'aurai les mêmes restrictions", estime-t-il.

8 000 emplois dans les Hauts-de-France 

Ce qui l'inquiète particulièrement c'est de ne plus pouvoir travailler à cause du Brexit. En effet, les nombreuses réglementations deviennent caduques et les délais sont allongés par les contrôles de douane rétablis. Le Touquet ne se situe qu'à 80 kilomètres du Royaume-Uni, mais bientôt les entreprises pourraient renoncer à ce marché. Dans les Hauts-de-France, 8 000 emplois dépendent directement de capitaux britanniques. 

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