Brexit : l'accord de divorce rejeté une deuxième fois par les députés britanniques

Les députés britanniques ont retoqué mardi pour la deuxième fois l'accord de Brexit malgré les ultimes modifications obtenues la veille par Theresa May. 

La Chambre des communes du Parlement britannique, le 12 mars 2019. 
La Chambre des communes du Parlement britannique, le 12 mars 2019.  (AFP)

Les députés britanniques ont largement retoqué, mardi 12 mars, l'accord de Brexit négocié entre Londres et Bruxelles, par 391 voix contre 242. Le texte avait déjà été massivement rejeté en janvier. La sanction avait été encore plus lourde, avec l'accord de retrait balayé par 432 voix contre 202. Ce deuxième rejet plonge le Royaume-Uni dans une profonde incertitude, à 17 jours de la date prévue du divorce. Après le vote de ce mardi, la Première ministre Theresa May a répété que cet accord était "le seul et meilleur accord possible"

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L'accord de divorce est "mort" 

Malgré les ultimes modifications obtenues la veille par Theresa May, les députés pro-Brexit de son Parti conservateur, regroupés au sein de l'ERG (European Research Group), de même que les unionistes nord-irlandais du DUP, dont dépend la majorité parlementaire du gouvernement, avaient annoncé qu'ils voteraient contre son plan amendé à la suite de sa rencontre lundi soir à Strasbourg avec Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. "Leur accord, celui de la Première ministre, est clairement mort"a estimé mardi soir le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn.

Et maintenant ? 

Les députés voteront mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord, un scénario particulièrement redouté par les milieux économiques. Si cette option est exclue, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit. Les vingt-sept devront toutefois donner leur accord à l'unanimité et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande en ce sens devrait être dûment justifiée.

Quant à lancer des discussions avec Bruxelles pour obtenir de nouveaux changements, la partie semble loin d'être gagnée. "Il n'y aura pas de troisième chance", avait averti lundi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "C'est cet accord ou le Brexit pourrait ne pas se produire du tout", avait-il insisté.