Brexit : certains regrettent-ils leur choix ?

À Great Yarmouth (Royaume-Uni), les habitants ont voté en masse pour le Brexit et semblent ne pas douter de leur choix.

FRANCEINFO

Pour Chris Walch, un habitant de Great Yarmouth, le Brexit est "l'un des plus grands événements de l'histoire de notre pays". L'homme a participé à la campagne, tout comme Adrian Myers, habitant de la même ville. "C'était génial", se rappelle-t-il. Le journaliste Ben Barnier s'est rendu dans la station balnéaire de Great Yarmouth, qui a connu son heure de gloire dans les années 1950. Les habitants ont voté à 70% en faveur du Brexit. Dans la ville, des supérettes vendent des produits des pays de l'Est. Depuis 2014, 350 000 Roumains et 210 000 Lithuaniens sont arrivés au Royaume-Uni et sont nombreux à s'être installés dans ce comté de Norfolk. Une présence que rejettent les deux hommes interrogés par le Ben Barnier : "Les immigrés sont source de violences", estime Chris Walch. 

Une bonne et une mauvaise immigration ? 

Le journaliste interroge des immigrés d'Europe de l'Est dans les rues. "Le Brexit, cela ne m'inquiète pas, car j'ai un travail ici, je ne prends d'argent à personne", témoigne un homme. Dans un café portugais, situé en centre-ville. La serveuse, Mara témoigne : "Pas mal de gens me disent qu'on ne doit pas avoir peur, car tout va bien pour les Portugais ici." Adrian Myers estime qu'il y a une bonne et une mauvaise immigration. "La bonne immigration c'est quand des gens qui viennent de l'étranger trouvent ici un emploi bien payé et qu'ils contribuent à la vie locale. La mauvaise immigration, c'est quand vous avez des gens qui arrivent en masse et qui se font exploiter", précise-t-il. Si certains brexiters regrettent leur décision, les habitants de Great Yarmouth semblent convaincus d'avoir fait le bon choix.

Retrouvez toutes les vidéos de Ben Barnier sur sa chaîne Youtube.

Theresa May lors de la séance de questions à la Première ministre à la Chambre des Communes, à Londres, le 3 avril 2019.
Theresa May lors de la séance de questions à la Première ministre à la Chambre des Communes, à Londres, le 3 avril 2019. (MARK DUFFY / UK PARLIAMENT / AFP)