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Brexit : Boris Johnson voit la sortie de l'UE comme une "énorme opportunité économique"

Le nouveau Premier ministre britannique n'a pas hésité à critiquer sa prédécesseure Theresa May, en estimant qu'elle avait traité le Brexit comme un "évènement climatique hostile".

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France Télévisions
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Boris Johnson lors d'une conférence de presse à Manchester au Royaume-Uni, le 27 juillet 2019. (RUI VIEIRA / AP)

Un optimisme à toute épreuve. Boris Johnson a affirmé, samedi 27 juillet, que le Brexit représentait une "énorme opportunité économique". Le nouveau Premier ministre britannique a fait cette déclaration en dévoilant ses priorités en matière de santé, éducation et infrastructures. 

"Quitter l'Union européenne est une énorme opportunité économique pour faire des choses que nous n'avons jamais été autorisés à faire pendant des décennies", a déclaré Boris Johnson. Il a également estimé que le Brexit a été traité par Theresa May, à qui il a succédé, comme un "évènement climatique hostile".

Plus de pouvoirs aux communautés locales

A la tête du gouvernement depuis mercredi, Boris Johnson a assuré qu'il allait intensifier les négociations sur les accords commerciaux post-Brexit et mettre en place des ports francs pour stimuler l'économie. Il a également évoqué des investissements dans les régions favorables à une sortie de l'Union européenne."Quand les gens ont voté pour quitter l'Union européenne, ils n'ont pas seulement voté contre Bruxelles, mais aussi contre Londres", a-t-il dit.

Le Premier ministre a également promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales, et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. Il a ainsi annoncé un fonds de 3,6 milliards de livres sterling (4 milliards d'euros), le "Towns' Fund" ("Fonds pour les villes") pour soutenir 100 villes en difficulté, "afin qu'elles disposent des transports améliorés et des réseaux de télécommunications améliorés dont elles ont besoin".

La ligne rouge du "backstop"

Interrogé sur les négociations liées au Brexit, Boris Johnson a dit qu'il était prêt à s'engager avec les partenaires de l'UE, mais seulement si le "backstop" - clause de sauvegarde qui permettrait d'éviter en dernier recours le retour d'une frontière physique entre l'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du nord, britannique - était retiré de l'accord de divorce en vigueur conclu par Theresa May.

"L'approche du gouvernement du Royaume-Uni n'est pas de se désengager, ni d'être distant, ni d'attendre qu'ils viennent à nous, nous allons essayer de résoudre ce problème", a ajouté le Premier ministre. "Nous ne pouvons pas le faire tant que ce backstop anti-démocratique, qui cherche à diviser notre pays, diviser le Royaume-Uni, reste en place. Nous avons besoin de le supprimer et ensuite, nous pourrons avancer", a-t-il encore affirmé.

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