Brexit : Boris Johnson souhaite un accord à la mi-octobre, faute de quoi il n'y aura "pas d'accord de libre-échange" entre l'UE et le Royaume-Uni

Si l'Union européenne et le Royaume-Uni ne trouvent pas d'accord, les règles de l'Organisation mondiale du commerce pourraient s'appliquer.

Boris Johnson, le Premier ministre britannique, le 2 septembre 2020, à Londres.
Boris Johnson, le Premier ministre britannique, le 2 septembre 2020, à Londres. (RAY TANG / ANADOLU AGENCY / AFP)

Dernière chance d'un divorce à l'amiable. La mi-octobre représente la dernière échéance pour conclure avec l'Union européenne un accord post-Brexit, selon le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui répète que le Royaume-Uni ne transigera pas sur son indépendance, avant l'ouverture à Londres cette semaine de la huitième session de négociations. "Nous entrons maintenant dans la phase finale de nos négociations avec l'UE", doit déclarer lundi 7 septembre, selon Downing Street, le chef du gouvernement conservateur, faisant monter la pression avant la reprise des discussions mardi.

Le Royaume-Uni a formellement quitté l'UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de presque 50 ans d'appartenance à l'Union européenne.  Mais il reste régi par la réglementation européenne jusqu'à la fin de l'année, tandis que les deux parties tentent de conclure un accord de libre-échange.

Faute d'accord, les règles de l'OMC s'appliqueront

"L'UE a été très claire au sujet du calendrier. Moi aussi. Il doit y avoir un accord avec nos amis européens d'ici au Conseil européen le 15 octobre pour qu'il entre en vigueur d'ici à la fin de l'année", à la fin de la période de transition après le Brexit, souligne Boris Johnson. "Ça n'a pas de sens de penser à des échéances qui iraient au-delà", estime-t-il. "Si nous n'arrivons pas à nous accorder d'ici là, je ne vois pas d'accord de libre-échange entre nous".

"Même à ce stade tardif, si l'UE est prête à repenser sa position (...) j'en serais ravi", conclut Boris Johnson, avertissant que le Royaume-Uni ne fera pas de compromis "sur les fondamentaux de qu'être un pays indépendant signifie pour y arriver". Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient.