Brexit : Boris Johnson parle "d'énormes progrès" vers un accord avec l'UE et compare son pays au super-héros Hulk

"Je vais obtenir un accord, j'ai vraiment bon espoir", a assuré le Premier ministre britannique. Au coeur du problème, comme toujours : la frontière nord-irlandaise.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, à Rotherham (Royaume-Uni), le 13 septembre 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson, à Rotherham (Royaume-Uni), le 13 septembre 2019. (CHRISTOPHER FURLONG / AFP)

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a assuré, samedi 14 septembre, que "d'énormes progrès" étaient en cours pour aboutir à un accord sur le Brexit entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, dans le journal Mail on Sunday. Il en a profité pour glisser une de ces petites phrases dont il a le secret, comparant son pays au super-héros vert Hulk.

"Quand j'ai obtenu cette fonction, tout le monde disait qu'absolument aucune modification à l'accord de retrait n'était possible (...). Ils [les dirigeants de l'UE] sont revenus là-dessus et, comme vous le savez, une très, très bonne conversation se tient sur la manière de traiter les problèmes de la frontière nord-irlandaise. Des progrès énormes sont en cours", a déclaré le chef de gouvernement.

"Si nous n'obtenons pas d'accord, nous sortirons le 31 octobre"

Les deux parties achoppent sur la manière d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande, Etat membre de l'UE, et la province britannique d'Irlande du Nord après le Brexit. Londres rejette la solution dite du "filet de sécurité" (ou "backstop"), incontournable aux yeux de Bruxelles faute d'alternative crédible. Elle prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE si une meilleure solution n'est pas trouvée à l'issue d'une période transitoire.

"Il va y avoir beaucoup de travail d'ici le 17 octobre", date du dernier sommet de l'UE avant le sortie du Royaume-Uni de l'Union prévue le 31 octobre. "Mais je vais aller à ce sommet et je vais obtenir un accord, j'ai vraiment bon espoir. Et si nous n'obtenons pas d'accord, eh bien nous sortirons le 31 octobre", a ajouté Boris Johnson.

Il avait déjà exclu de réclamer à Bruxelles un report de trois mois du Brexit - "plutôt être mort au fond d'un fossé !" - comme l'y oblige une loi votée la semaine dernière par le Parlement britannique pour empêcher un départ de l'UE sans accord. "BoJo" a enfin comparé le Royaume-Uni au super-héros Hulk : "Plus Hulk se met en colère, plus Hulk devient fort et il s'échappe toujours, même s'il avait l'air bien ligoté, et c'est le cas de ce pays."