4 Vérités : UE : migrants et terroristes ne remettront pas en cause la liberté de circulation des personnes

Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker est l'invité de Gilles Bornstein sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce lundi 25 juillet.

France 2

L'UE a pris "beaucoup d'initiatives" pour renforcer la sécurité en Europe, mais Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, "attend une meilleure réponse des États membres en ce qui concerne l'échange d'informations entre services policiers et services de renseignement".

Il ne juge pas les États trop frileux, mais "ils ne sont pas encore habitués à la nécessité évidente qu'il y a à mieux échanger les informations", explique-t-il dans les 4 Vérités ce lundi matin.

La crise des migrants et la vague d'attentats terroristes ne remettront pas en cause la libre circulation des personnes à l'intérieur de l'UE. "C'est une des quatre libertés fondamentales du traité fondateur de Rome. C'est un principe intangible", selon lui.

Clinton préférée à Trump

Concernant la mise en oeuvre du Brexit, Jean-Claude Juncker aurait voulu que le Royaume-Uni présente "sa lettre de démission le plus rapidement possible. Or, le gouvernement britannique a besoin de plusieurs mois".

"La Turquie n'est pas en situation de pouvoir adhérer à l'UE à court et moyen terme. Si la Turquie réintroduit la peine de mort, les négociations s'arrêteraient immédiatement", tranche-t-il.

Le président de la Commission européenne se considère illégitime pour "interférer dans le débat démocratique républicain, même s'il avoue préférer Hillary Clinton à Donald Trump" pour la Maison-Blanche.