La France dément mettre son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU à la disposition de l'Union européenne

"Le siège est à nous et le restera", a écrit l'Elysée après la publication d'un article dans le quotidien britannique "The Telegraph".

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France Télévisions
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Le siège de l'ONU à New York (Etats-Unis), le 1er avril 2019. (RALF HIRSCHBERGER / DPA / AFP)

"Le siège est à nous et le restera." La France a "formellement" démenti, mercredi 22 septembre, des informations du quotidien britannique The Telegraph selon lesquelles elle serait prête à mettre à disposition de l'Union européenne son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. "Nous nous coordonnons avec l'UE autant que nécessaire et en toute souveraineté", a précisé l'Elysée dans sa réaction.

La France est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité avec la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. The Telegraph publie son article en pleine crise diplomatique entre Paris d'un côté et Washington, Canberra et Londres de l'autre, à la suite de la décision de ces trois capitales de conclure un partenariat stratégique dans la zone indopacifique, qui a fait perdre à la France un important contrat de sous-marins avec les Australiens.

La publication de l'article a fait réagir plusieurs responsables politiques français. "Macron doit démentir d'urgence. La France ne donnera jamais son siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Qui s'y risquerait relèverait de la haute trahison", a écrit Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, dans un tweet. "Si cette information est exacte, il s'agit d'un acte de trahison envers la Nation. Si elle ne l'est pas, Emmanuel Macron doit le dire, et vite", a réagi la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, sur Twitter.

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