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La Croatie va devenir le 28e pays de l'Union européenne

Le traité d'adhésion a été signé vendredi 9 décembre à Bruxelles. Il doit maintenant être soumis à un référendum dans le pays et ratifié par les 27 Etats membres de l'UE.

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Le président croate Ivo Josipovic et la Première ministre Jadranka Kosor signent le traité d'adhésion, le 9 décembre à Bruxelles (Belgique). (SEBASTIEN PIRLET / REUTERS)

La Croatie va devenir le 28e Etat membre de la zone euro. Vendredi 9 décembre, le pays a signé un traité qui va lui permettre d'entrer dans l'Union européenne (UE) en juillet 2013. Les 27 dirigeants européens, à l'exception de Nicolas Sarkozy, arrivé en retard, ont paraphé le traité d'adhésion avec la Première ministre croate Jadranka Kosor et le président Ivo Josipovic.

"Vous êtes chaleureusement bienvenus dans la famille européenne", a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, tout en relevant que ce n'était "pas encore le bout du chemin". En effet, cette adhésion doit maintenant être soumise à ratification, en Croatie avec l'organisation d'un référendum début 2012, et dans les 27 pays de l'UE. 

Le pays doit également poursuivre les réformes nécessaires à son entrée dans l'Union. Après les adhésions trop hâtives de la Bulgarie et de la Roumanie en 2007, l'UE va cette fois-ci surveiller de près la réforme du système judiciaire, notamment en matière de concurrence, de lutte contre le crime organisée et de corruption.

La Serbie doit encore patienter

Après la Slovénie en 2004, la Croatie est la deuxième des six ex-républiques yougoslaves à adhérer à l'Union européenne, une perspective promise à l'ensemble des pays des Balkans occidentaux. Mais le Monténégro et la Serbie devront encore patienter. Les dirigeants de l'UE ont décidé de reporter l'ouverture des négociations d'adhésion avec le Monténégro à juin 2012.

Sur la candidature de la Serbie, Herman Van Rompuy a annoncé que l'UE prendrait sa décision en février 2012, "avec l'objectif clair de lui accorder le statut de candidate". Ce report constitue un coup dur pour le président Boris Tadic, qui avait donné des gages à Bruxelles avec l'arrestation cette année des deux derniers criminels de guerre encore en cavale, Ratko Mladic et Goran Hadzic. A l'annonce de la décision, le président Tadic a estimé que son pays "ne peut pas et ne doit pas renoncer à son avenir européen".

La France était pourtant favorable à ce qu'un signe positif soit envoyé. Mais l'Allemagne s'est montrée plus ferme, s'inquiétant notamment des tensions entre la Serbie et le Kosovo. L'avancée des pourparlers entre les deux pays est une condition posée par l'UE.

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