L'UE interdit l'importation de produits issus de la déforestation, "une avancée timide", selon l'association Canopée

L'association de défense des forêts regrette que l'accord européen sur la déforestation ne prenne pas en compte le problème du soja qui constitue, selon elle, "60 % de nos importations européennes à risque de déforestation".
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Radio France
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Vu aérienne d'un champ dans le Cerrado au Brésil (illustration). (NELSON ALMEIDA / AFP)

"C'est une avancée mitigée, timide", réagit mardi 6 décembre sur franceinfo Klervi le Guenic, chargée de campagne chez Canopée, une association spécialisée dans le plaidoyer pour la défense des forêts, après l'accord trouvé entre le Parlement européen et les États membres pour interdire les produits issus de la déforestation.

"C'est la première fois qu'on a une loi européenne contre la déforestation mais elle passe à travers les importations de soja." 

Klervi le Guenic, chargée de campagne chez Canopée

à franceinfo

"60 % de nos importations européennes à risque de déforestation c'est le soja et ça ne se concentre pas dans des forêts mais dans des savanes arborées comme le Cerrado au Brésil", poursuit Klervi le Guenic, qui regrette que cet écosystème d'Amérique latine ne soit pas compris dans l'accord européen. "On a un texte efficace à 40%, c'est loin d'être satisfaisant", estime-t-elle.

"Le texte va entrer en vigueur dans un an et demi et, dans deux ans et demi, on aura une révision pour se demander s'il faut étendre le texte à d'autres écosystèmes", ajoute la chargée de campagne chez Canopée. Pour elle, dans deux ans, ce sera déjà trop tard. "Le Cerrado, c'est 140 000 hectares qui disparaissent chaque année, c'est 10 fois Paris qui disparaît chaque année, donc chaque année qui passe on met le Cerrado un peu plus en danger", explique Klervi le Guenic. Selon elle, "il y a urgence à agir".

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