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L'Italie face au racisme après le meurtre de deux Sénégalais

Au lendemain de la tragédie, les élus comme les associations se sont mobilisés pour stigmatiser "la folie raciste et xénophobe" d'un acte qualifié de "geste isolé" par le maire de Florence Matteo Renzi. Un "acte isolé" ou le symbole d'une dérive, c'est le débat en Italie.
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Radio France
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Ainsi le quotidien de gauche La Repubblica réfute cette thèse de l'acte isolé  et rappelle le pogrom contre les Roms déclenché ce week-end à Turin après l'annonce d'un viol inventé par une Italienne de 16 ans.

 Dans le quotidien La Stampa, sous le titre "Avec la crise les pires poisons reviennent ", Gianni Riotta s'interroge :  "Existe-t-il un lien entre la crise de la dette européenne, l'impuissance manifestée lors des sommets et la tragédie de Florence ? "

  "Les tragédies de Florence et Turin sont seulement la pointe de l'iceberg du racisme et de la xénophobie qui se propagent dans notre pays ", estime  la présidente d'Unicef Italie Paola Bianchi.

L'auteur des meurtres,  Gianluca Casseri était membre de Casa Pound, une organisation d'extrême droite qui s'est fermement dissociée de son geste. Son président Gianluca Iannone, a adressé à l'ambassadeur du Sénégal à Rome une lettre dans laquelle il exprime sa "condamnation totale et  inconditionnelle du geste fou qui a ensanglanté Florence".


L'Italie face au racisme après le meurtre de deux Sénégalais, le reportage d'Anaïs Feuga
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