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L'Europe accusée d'être de plus en plus raciste

Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a fait ce constat jeudi lors d'un discours à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

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France Télévisions
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Des immigrés vivants en Grèce manifestent face à la recrudescence des violences à leur égard, le 16 mai 2011, devant la mairie d'Athènes. (THANASSIS SRAVRAKIS / AP / SIPA)

Le racisme gagne du terrain en Europe. Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a fait ce constat jeudi 2 février lors d'un discours à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vienne (Autriche).

"La xénophobie, le racisme (...) progressent dans de nombreux pays européens en ce moment, avec des effets négatifs, non seulement sur les migrants, mais aussi sur les Roms et les autres minorités nationales", a-t-il déclaré. Pour remédier à cette tendance, il a plaidé pour une couverture médiatique plus diversifiée et l'enseignement de la tolérance à l'école.

Faire la lumière sur les crimes du passé

Les atteintes aux droits de l'homme et aux autres droits fondamentaux sont toujours importantes, ce qui entretient selon Thomas Hammarberg des tensions entre les Etats et les minorités nationales.

Il estime aussi que cela accentue les irrégularités dans le processus électoral. Il plaide ainsi pour un renouvellement des méthodes de surveillance des élections. "La question n'est pas seulement de savoir si tout se passe bien le jour de l'élection, si le décompte des bulletins de vote est correct. Il s'agit de l'atmosphère générale entourant la campagne électorale", incluant le droit d'organiser des rassemblements, ainsi que la possibilité pour tous les partis de diffuser leurs messages dans les médias.

Une autre priorité doit être également de faire la lumière sur les crimes du passé, selon le commissaire. "Nous n'avons pas assez fait pour clarifier ce qui s'est réellement passé après le 11 septembre 2001", a-t-il déclaré, en référence aux prisons secrètes de la CIA dans certains pays d'Europe. Dans l'ex-Yougoslavie, ravagée par la guerre dans les années 90, "il y a toujours des problèmes (...) concernant le droit au retour [des réfugiés], concernant les personnes disparues ou celles qui n'ont toujours pas rendu de comptes".

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