Italie : Mario Monti se voit à la tête d'une coalition centriste aux législatives

Quelques jours après avoir quitté son poste de président du Conseil italien, Mario Monti a annoncé ce vendredi soir qu'il va tenter d'obtenir le soutien de plusieurs partis centristes en vue des élections législatives de 2013.

(Tony Gentile Reuters)

Il n'avait rien dit de son avenir politique lors de sa
démission du poste de chef du gouvernement italien il y a une semaine mais
n'avait pas caché sa colère d'avoir perdu la majorité parlementaire sur son
programme de réformes. Cette fois, Mario Monti a décidé de se dévoiler ce vendredi à la sortie d'une réunion avec des responsables de partis centristes.

L'ancien commission européen annonce qu'il mènerait une coalition de partis centristes en vue des législatives des 24 et 25 février prochains : "J'accepte d'assumer le rôle de chef de la coalition et je m'engagerai pour garantir le succès de cette opération ".

L'Europe et les réformes

Mario Monti ne peut pas être élu lors de ces élections législatives car il est sénateur à vie. Mais avec sa déclaration, il se pose ainsi en troisième homme face à une gauche favorite
aux législatives et au revenant Silvio Berlusconi, de plus en plus isolé à
droite de l'échiquier. D'après un sondage réalisé cette semaine, une coalition centriste pourrait recueillir entre 11 et 15% des voix.

"Le clivage traditionnel droite-gauche a une valeur
historique et symbolique
", a-t-dit à l'issue d'une rencontre avec des
responsables centristes. Mais, d'après l'ancien Commissaire européen, "il
ne reflète pas la véritable alliance dont l'Italie a besoin et qui tourne
autour de l'Europe et des réformes
".