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Ioulia Timochenko en grève de la faim pour dénoncer des "violences"

L'ex-Premier ministre ukrainien, emprisonnée depuis octobre dernier, a entamé aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Elle affirme avoir été frappée. La commission européenne réclame à Kiev "des explications" sur le sort de l'opposante.
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"Ses bras sont couverts de contusions, son ventre porte des traces de coups qui n'ont toujours pas disparu, même après quatre jours ", selon son avocat. Ioulia Timochenko a commencé aujourd'hui une grève de la fin pour protester contre son traitement dans les prisons ukrainiennes. Elle a été condamnée en octobre dernier à sept ans de détention pour abus de pouvoir entre 2007 et 2010, quand elle était Premier ministre.

"Enroulée dans un drap " puis "frappée à l'abdomen "

Âgée de 51 ans, elle se plaint de douleurs au dos. Mais elle a refusé de se force soigner dans le pays, faute de confiance dans les médecins employés par l'Etat ukrainien. Elle affirme que des gardiens l'ont sortie de force de sa cellule pour la conduire à l'hôpital. "Ils m'ont tordu les bras et recouverte d'un drap. Puis ils ont commencé à me tirer de force hors du lit enroulée dans le drap. J'ai commencé à me défendre comme j'ai pu. J'ai alors reçu un puissant coup de poing dans l'abdomen ", raconte-t-elle dans un communiqué lu par son avocat.

L'Union européenne demande "des explications "

Avec cette grève de la faim, Ioulia Timochenko a réussi à attirer l'attention de la communauté internationale. Un porte-parole de la Commission européenne demande "des explications de toute urgence aux autorités ukrainiennes sur la situation de madame Timochenko ". Il veut aussi "que des personnes compétentes indépendantes et ses avocats puissent avoir immédiatement accès à elle pendant une durée suffisante ".

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