Implants : Bruxelles et Xavier Bertrand se renvoient la balle sur la réglementation

Le ministre de la Santé français, Xavier Bertrand, a estimé ce matin que l'affaire des prothèses PIP révélait un manque de sévérité de la réglementation européenne. Bruxelles répond que rien n'a jamais empêché la France de prendre elle-même des mesures.

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Alors que l'affaire des prothèses PIP prend une ampleur mondiale et que le soupçon vient entâcher l'ensemble de la filère implants, le ministre de la Santé français, Xavier Bertrand, pointe un doigt accusateur vers... Bruxelles. Pour lui, ce scandale médical révèle que la règlementation européenne est trop légère en la matière : "un simple label ne me suffit pas ", tranche-t-il. Et le ministre en appèle à ses collègues européens et demande une véritable autorisation de mise sur le marché pour ces matériels, comme cela existe pour les médicaments.

Mais l'autorité désignée s'est rebiffée cet après-midi, estimant avoir le dos un peu trop large. La Commission européenne exlique que la réglementation ne représente qu'un plus petit dénominateur commun, et que les Etats peuvent la durcir à la gré. Sous-entendu, la France aurait pu le faire de son propre chef.

Les implants médicaux doivent en effet bénéficier d'un label CE, mais il est délivré par 80 agences qui dépendent des Etats-membres et non pas directement de la Commission de Bruxelles. Si ce label définit des normes de sécurité et rend nécessaire des contrôles, c'est aux différents Etats de les exécuter, sur la base de leur connaissance du réseau de santé de leur pays, rappelle Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire européen en charge de la santé et des consommateurs.


Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, dénonce une règlementation europénne trop faible sur les implants.
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