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Hollande et Merkel célèbrent l'amitié franco-allemande sur fond de crise

Le président français et la chancelière allemande ont enchaîné sur un déjeuner de travail consacré à la crise de la zone euro et le projet de fusion EADS - BAE Systems.

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La chancelière allemande, Angela Merkel et le président français, François Hollande, se sont retrouvés à Ludwigsburg (Allemagne), à l'occasion des 50 ans de l'amitié franco-allemande, samedi 22 septembre.  (MARIJAN MURAT / DPA / AFP)

L'amitié franco-allemande a 50 ans. La chancelière Angela Merkel a accueilli samedi 22 septembre le président François Hollande à Ludwigsburg (sud-ouest de l'Allemagne) afin de célébrer ensemble cet anniversaire, marqué par la crise de la zone euro. Retour sur une rencontre entre déclarations enthousiastes et constats réalistes.

En apparence : tout va bien 

Angela Merkel et François Hollande ont exalté l'amitié entre leurs deux pays, à l'endroit même où le Général de Gaulle avait prononcé son discours à la jeunesse allemande il y a 50 ans. "Vive la jeunesse franco-allemande, vive la jeunesse européenne", a lancé en français la chancelière allemande à l'issue d'un discours prononcé en allemand, devant des politiques, des jeunes et des citoyens de Ludwigsburg, réunis pour une fête populaire donnée dans le château de la ville. "Nous Européens, nous sommes unis pour notre bonheur", a martelé deux fois la chancelière, applaudie par l'assistance.

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S'adressant à son tour à la jeunesse dans la langue de ses hôtes, le président Hollande a lancé en écho à Angela Merkel : "Votre rôle est de donner réalité au rêve européen et de lui donner un avenir. Vive l'amitié franco-allemande".

En réalité : la crise au menu

"La réponse à la crise a un seul nom : l'Europe, c'est l'Europe qui vaincra la crise", a poursuivi le président français dans son discours, optimiste. Le couple franco-allemand, qui se décrit comme le "moteur de l'Europe", s'est retrouvé ensuite pour un déjeuner de travail, soit la cinquième réunion entre les deux dirigeants depuis l'élection de François Hollande en mai. "Aucune décision" n'est attendue de cette rencontre, a cependant prévenu vendredi le porte-parole du gouvernement allemand.

L'Allemagne et la France sont les deux plus grands contributeurs au fonds de secours des pays en difficulté de la zone euro (à hauteur de 27 et 20%). Ils n'ont alors d'autre choix que de s'entendre s'ils veulent sauver la monnaie unique, même si les différends persistent, notamment sur le dossier grec. 

Le projet de fusion du groupe à dominante franco-allemande EADS avec le britannique BAE Systems, est également au menu des discussions. Face aux immenses enjeux stratégiques, Paris et Berlin peinent à dévoiler une position commune sur le projet. Il faut pourtant faire vite. La date butoir des discussions entre les deux géants de l'aéronautique et de la défense, censés créer le numéro 1 mondial devant l'américain Boeing, sera atteinte dans trois semaines. 

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