Grèce : le nombre de clandestins arrêtés divisé par deux en 2013

Les services du ministère de l'Ordre public ont procédé en 2013 à 43.002 arrestations contre 76.878 l'année précédente.

La police grecque arrête un migrant somalien à Athènes (Grèce), le 30 juillet 2009.
La police grecque arrête un migrant somalien à Athènes (Grèce), le 30 juillet 2009. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

La Grèce est l'une des principales portes d'entrée dans l'Union européenne, et donc le passage privilégié de nombreux migrants. Mais là-bas, en 2013, le nombre de clandestins arrêtés a été quasiment divisé par deux (-44%) par rapport à 2012. C'est ce qu'indique le bilan publié par le ministère de l'Ordre public, vendredi 13 février.

Les services du ministère ont procédé à 43 002 arrestations contre 76 878 l'année précédente. La chute du nombre d'arrestations à la frontière terrestre de la Grèce avec la Turquie est remarquable passant de 34 433, en 2012, à 1 096, en 2013.

Les contrôles douaniers le long de cette frontière, marquée par le fleuve Evros, ont été renforcés ces dernières années à la demande des partenaires européens, qui sont aussi les principaux bailleurs de fonds du pays surendetté. Une clôture barbelée de 10 kilomètres a notamment été construite.

Les arrestations de passeurs en hausse

Selon les données communiquées vendredi par la police grecque, le nombre de passeurs interpellés est en hausse (843 contre 726). Parmi les clandestins arrêtés il y avait surtout des Albanais (15 389), suivis par les Syriens (8 517), Afghans (6 412), Pakistanais (3 982)et Bangladais (1 524).

Selon les associations qui travaillent auprès des immigrés, on observe chez les migrants une certaine tendance à quitter la Grèce en raison du marasme économique et du climat de xénophobie et de violence envers les étrangers entretenu par le parti neonazi Aube dorée. L'offensive judiciaire lancée par les autorités grecques contre Aube dorée depuis l'automne semble avoir ralenti le rythme des agressions.