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Fusillade de Munich : relance en Allemagne du débat sur le contrôle des armes

Vendredi, un forcené armé et doté de munitions en grand nombre a tué neuf personnes à Munich. Deux jours après cette fusillade, le ministre allemand l'Intérieur a demandé un durcissement de la législation pour contrôler strictement l'accès aux armes. Une législation pourtant déjà très restrictive.
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Radio France
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 (Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière © TOBIAS SCHWARZ / AFP)

C’est un débat qui ressurgit à chaque tuerie de masse en Allemagne. Cette fois c’est le ministre  de l’Intérieur qui le relance. Thomas de Maizière qui déclare : "Nous devons examiner avec beaucoup de soin si et où il nous faut le cas échéant légiférer". Le ministre prend des gants car il sait que l’Allemagne possède l’une des lois les plus restrictives au monde en la matière. Ici si vous n’êtes pas chasseur, collectionneur d’armes ou tireur amateur, il est quasiment impossible d’obtenir un permis de port d’arme. Chaque attribution de permis se fait après une enquête de personnalité et le requérant doit justifier d’un besoin. Le vrai problème, dans un monde ou un camion peut servir à commettre un attentat, ce n’est pas la loi, c’est l’accès aux armes vendues sous le manteau.

La même arme qu'Anders Breivik

On estime que vingt millions d’armes circulent illégalement en Allemagne. Le numéro de série du pistolet du tueur de Munich avait été limé. C’est un Glock 17 de calibre 9 mm. La même arme que celle de son idole Anders Breivik, le néo-nazi norvégien qui avait assassiné 77 personnes. Un massacre commis sur l’ile d’Utoya le 22 juillet 2011. Cinq ans jour pour jour avant la tuerie de Munich.

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