Fin de l'Eurogroupe, la Grèce doit voter des lois d'ici mercredi

La réunion de l'Eurogroupe s'est terminée ce dimanche par de nouvelles demandes à la Grèce. Celle-ci a jusqu'à mercredi pour prouver sa bonne foi en votant des lois et des réformes.

(Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, lors de son arrivée à Bruxelles ce dimanche. © Maxppp)

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné à la Grèce jusqu'à mercredi pour faire voter des lois et des réformes, condition préalable à l'ouverture de négociations sur un nouveau plan d'aide, a annoncé ce dimanche le ministre finlandais Alexander Stubb. L'Eurogroupe a pris fin en s'accordant sur un texte commun qui va désormais être examiné par les chefs d'Etat et de gouvernement, également réunis à Bruxelles.

"Il y a une très bonne proposition sur la table (...) mais qui a une conditionnalité élevée, sur trois points ", a dit le ministre finlandais. "Un, l'adoption de lois d'ici le 15 juillet. Deux, des conditions dures sur, par exemple, les réformes du marché du travail ou des retraites, la TVA ou les impôts. Trois, des mesures sévères aussi sur par exemple les privatisations. " "Ce paquet de mesures devra être approuvé par le gouvernement grec et par le Parlement grec, et alors on pourra regarder (pour ouvrir des négociations sur un plan d'aide)", a ajouté Alexander Stubb. 

"Des progrès" pour Pierre Moscovici

Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, a confirmé qu'une proposition serait soumise aux chefs d'Etat et de gouvernement. "Nous avons fait un long chemin mais il reste quelques problèmes importants à régler, ce sera aux chefs de gouvernement de décider ", a-t-il dit à la sortie de la réunion, en allusion au sommet qui s'est ouvert dans la foulée à Bruxelles avec les chefs d'Etat ou de gouvernement de la zone euro.

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"Il y a eu des progrès aujourd'hui, même si des divergences de points de vue demeurent. C'est maintenant aux chefs d'Etat ou de gouvernement de trouver une solution ", a renchéri le commissaire européen Pierre Moscovici.