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Espace : et si le robot Philae vivait ses dernières heures ?

Philae, on le sait, ne s'est pas posé là où il aurait dû, sur la comète. En arrivant, il a rebondi à plusieurs reprises. Du coup, il est assez mal placé - trop à l'ombre pour que ses capteurs solaires puissent recharger les batteries.
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Radio France
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 (Premier panoramique complet, à 360 degrés, de la comète © ESA/Rosetta/Philae/CIVA)

Nouveau jour pour Philae... et peut-être le dernier ? Les scientifiques s'inquiètent en effet du niveau de ses batteries, censées se recharger grâce au soleil. Le problème, c'est que le robot ne s'est pas bien posé. En atterrissant sur la comète mercredi, il a rebondi à plusieurs reprises.

Du coup, il n'est pas là où l'Agence spatiale européenne avait prévu de l'envoyer. Il ne s'est pas bien arrimé à la comète et, surtout, il est à l'ombre d'une paroi. Ce qu'il fait qu'il ne reçoit pas assez de soleil pour recharger ses batteries : une heure et demi par période de 12 heures, contre six à sept heures escomptées... "Il n'a plus que quelques heures à vivre avec sa pile. Ensuite ce sont des batteries solaires qui doivent prendre le relais mais le robot est à l'ombre",  raconte Philippe Gaudon, le chef du projet Rosetta au Cnes, le Centre national d'études spatiales.

Pour autant, le Cnes se veut optimiste. Philae a déjà recueilli, et transmis, beaucoup de données. La nuit précédente a été active...

Grâce à ses divers instruments, Philae a pu radiographier l'intérieur de la comète, photographier le sol, analyser les molécules dégagées par la surface. Il a même fait un forage du sol, mais les résultats risquent de ne jamais arriver sur Terre, faut e d'énergie...

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