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En Grèce, la poussée de la gauche inquiète la droite

Le 17 juin prochain, les Grecs vont retrouver les urnes. Les derniers sondages donnent Alexis Tsipras, le chef de file de la gauche radicale au coude à coude avec Antonis Samaras, le leader de Nouvelle Démocratie (ND) qui est arrivée en tête le 6 mai. Face à cette poussée de la gauche, la droite tente de se recomposer.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

De nouvelles élections législatives se tiendront le 17 juin en Grèce pour tenter de sortir le pays de l'impasse politique qui menace son maintien dans l'euro. Depuis le dernier scrutin du 6 mai, la Grèce est sans gouvernement. Les conservateurs de Nouvelle démocratie (ND), puis la Coalition de la gauche radicale (Syriza) et enfin les socialistes du PASOK ont en vain tenté de former une coalition gouvernementale.

Depuis ces élections législatives du 6 mai, Alexis Syriza, 37 ans fait sensation. Il est même devenu l'un des favoris des sondages pour le nouveau scrutin législatif prévu le 17 juin, devant Nouvelle Démocratie (ND, conservateurs) et le Pasok.
Du coup, face à la poussée de la gauche,  la droite grecque de la Nouvelle Démocratie tente de recomposer son camp, qui a subi plusieurs scissions, en prônant l'unité des forces "patriotiques" et "proeuropéennes" pour maintenir le pays dans l'euro.

L'Alliance démocratique, petite formation politique grecque créée par des dissidents de Nouvelle Démocratie, a décidé hier de se rallier à la droite conservatrice.
Le parti libéral formé par Dora Bakoyannis, ancienne ministre des Affaires étrangères, n'a remporté que 2,55% des voix aux législatives du 6 mai, sous le seuil des 3% requis pour siéger au Parlement.
"Je salue la décision prise par Mme Bakoyannis de suspendre les activités de son parti et participer à notre effort commun ", s'est félicité Antonis Samaras, chef de file de Nouvelle Démocratie.
"Nous avons appelé à un grand front patriotique afin d'unir tous les citoyens qui ne laisseront pas notre pays se livrer au populisme, être mené à la faillite et à l'isolement international et être contraint à quitter l'Europe ", a-t-il ajouté.

Ce matin, le quotidien libéral grec Kathimerini saluait "le mariage Samaras-Bakoyannis " destiné à "maintenir le pays dans l'euro ". Tandis qu'au centre-gauche, Ethnos évoquait surtout le "pillage " du parti d'extrême droite Laos par la droite classique.
En effet, ces derniers jours, deux députés Laos, autre parti dissident de la ND créé en 2007, ont rallié la ND pour lutter contre "le populisme " de la gauche.

Dans le sillage des alliances de droite, deux petites formations libérales centristes ont décidé de s'unir: le tout récent parti "Création de nouveau" de Thanos Tzimeros et "L'action" de Stéphanos Manos, député et ancien ministre de  droite, qui n'ont pas pu atteindre le seuil de 3% et entrer au parlement. Ces deux partis misent maintenant sur leur unité pour y parvenir.

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