Cet article date de plus de huit ans.

Dolce et Gabbana condamnés à vingt mois de prison pour fraude fiscale

Les deux stylistes italiens sont accusés d'avoir soustrait un milliard d'euros au fisc.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Domenico Dolce et Stefano Gabbana présentent leur collection estivale à Milan (Italie), le 23 septembre 2012. (STEFANO RELLANDINI / REUTERS)

Le gratin de la mode rattrapé par la justice. Les stylistes italiens Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont été condamnés, mercredi 19 juin, à une peine d'un an et huit mois de prison pour fraude fiscale. Le parquet de Milan avait requis deux ans et six mois de prison, dans ce procès en première instance. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de faire appel, les stylistes ayant toujours rejeté les accusations à leur encontre. Le verdict de mercredi prévoit aussi que Dolce et Gabbana indemnisent le fisc italien à hauteur de 500 000 euros.

Les deux stars de la mode milanaise sont accusées d'avoir constitué une série de sociétés écran -dont Gado, acronyme de leurs noms de famille- au Luxembourg en 2004 et 2005, leur cédant le contrôle d'au moins deux marques du groupe afin d'échapper au fisc italien, alors que ces sociétés étaient en réalité gérées depuis la péninsule. Groupe fondé en 1985, Dolce & Gabbana compte plus de 3 000 salariés, 250 points de vente dans 40 pays du monde et a enregistré un chiffre d'affaires d'environ un milliard d'euros sur l'exercice 2011/2012.

Sur le milliard d'euros qu'ils étaient accusés initialement d'avoir soustrait au fisc, le tribunal n'a retenu des irrégularités que pour 200 millions. En mars dernier, une instance civile, la Commission tributaire de Milan, avait, pour les mêmes faits d'évasion fiscale, condamné les deux stylistes à verser une amende énorme de 343 millions d'euros. Mais les deux créateurs ont déjà déposé un recours en cassation contre cette sanction. "Moi ce qui m'intéresse c'est faire des vêtements c'est tout ! Qu'ils fassent et disent ce qu'ils veulent", avait alors commenté Stefano Gabbana dans un tweet. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Europe

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.