Des milliers de manifestants ont défilé mardi matin à Rome contre le plan d'austérité du gouvernement

L'examen du plan d'austérité du gouvernement a débuté au Sénat. Ce plan est censé permettre à l'Italie de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2013 au lieu de 2014. Manifestations organisées à l'appel du principal syndicat italien, la CGIL, qui a également lancé un mot d'ordre de grève générale pour la journée.

Manifestation contre l\'austérité à Rome (Italie) le 6 septembre 2011
Manifestation contre l'austérité à Rome (Italie) le 6 septembre 2011 (AFP.A.Solaro)

L'examen du plan d'austérité du gouvernement a débuté au Sénat. Ce plan est censé permettre à l'Italie de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2013 au lieu de 2014. Manifestations organisées à l'appel du principal syndicat italien, la CGIL, qui a également lancé un mot d'ordre de grève générale pour la journée.

Le gouvernement souhaite son adoption définitive avant la mi-septembre. "C'est un plan que ce pays ne mérite pas (...) Nous sommes au bord de l'abyme, nous avons besoin d'un gouvernement responsable", a déclaré la secrétaire générale de la CGIL, Susanna Camusso, en tête du cortège.

La CGIL a déclenché le mouvement pour protester contre le plan d'austérité, adopté dans l'urgence le 12 août par le gouvernement, et qu'elle qualifie d'"inique" et de "mauvais", notamment parce qu'il touche au droit du travail, en rendant plus faciles les licenciements.

Le secrétaire du Parti démocrate (PD, gauche, principal parti d'opposition) Pierluigi Bersani a pris part au défilé, ainsi que le dirigeant de Sinistra e Liberta (SEL, Gauche et Liberté, petit parti de gauche) Nichi Vendola et le président du petit parti des Verts italiens Angelo Bonelli.

"Elle n'est pas crédible parce qu'elle est injuste. Si on fait payer à ceux qui n'ont pas d'argent et pas ceux qui en ont, on n'est pas crédible en Europe", a déclaré à l'AFP M. Bersani.

Des défilés ont eu lieu dans une centaine de villes de la péninsule, avec notamment 10.000 manifestants à Florence et 15.000 à Gênes. A Milan, le cortège, qui était dominé par une banderole proclamant: "Non au plan de rigueur du gouvernement, oui à la croissance, à l'équité, emploi et avenir pour les jeunes", a été perturbé par des lancers d'oeufs et des fumigènes.

L'appel à la grève - qui doit durer huit heures - a provoqué des perturbations dans de nombreux secteurs, en particulier dans les transports.

Avions, trains, bus, métros et bateaux enregistrent annulations et retards. 200 vols ont été annulés dans les aéroports de Rome et Milan, et 36 à l'aéroport de Naples. 50% des trains ont été supprimés. Selon la CGIL, le taux d'adhésion à la grève dans le secteur des transports est de 70%. Plusieurs sites touristiques, comme le Colisée, les Forums romains ou la Galerie Borghèse, sont fermés. La grève affecte également les hôpitaux ou les postes mais pas les écoles où la rentrée n'a pas commencé.

La direction du groupe automobile Fiat a indiqué, pour sa part, que le taux de participation à la grève s'élevait à 15% dans ses usines.

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