Des commandos marines européens contre les passeurs en Méditerranée

L'opération navale contre les passeurs en Méditerranée entre dans sa phase opérationnelle ce mercredi. Cette mission, rebaptisée Sophia, a été lancée fin juin par 22 pays européens pour lutter contre les réseaux de passeurs qui s'enrichissent en faisant traverser les migrants de Libye vers l'Europe. Jusqu'ici les militaires faisaient de la surveillance.

(Illustration : un commando de la marine nationale française en action, dans le Golfe d'Aden, après l'arrestation de pirates © Sipa/ Ministère de la défense)

La phase de renseignements, lancée le 22 juin dernier en Méditerranée, est terminée. A partir de ce mercredi, les 1.318 militaires de la mission Sophia, provenant de 22 pays européens, vont arraisonner, fouiller et saisir les bateaux qui transportent des migrants.

Objectif : arrêter les passeurs

Les migrants ne sont pas visés par cette mission. Sophia cible uniquement, dans les eaux internationales entre la Libye et l'Europe, les passeurs. En quelques années, ils ont réussi à créer des réseaux criminels qui se rapprochent des organisations mafieuses. Ils font payer en moyenne 1.500 dollars par migrant et selon l'ONU, plus de 120.000 personnes ont emprunté la route libyenne depuis le mois de janvier. 

Une opération conjointe de l'Europe

Pour intercepter les bateaux des passeurs, la mission va s'appuyer sur les forces spéciales, types commandos marines, ceux qui sont notamment entraînés pour arrêter les réseaux de narcotrafiquants. Ils pourront interpeller les passeurs s'ils sont en dehors des eaux libyennes et l'Italie a accepté de les poursuivre en justice si leurs pays ne le fait pas. L'opération Sophia compte trois navires de différents pays et un porte-avion. La France a prévu d'envoyer une frégate et un avion de patrouille.