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Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées autour de Silvio Berlusconi samedi dans le centre de Rome

Une démonstration de force visant à mobiliser les électeurs en vue des régionales des 28 et 29 mars. La préfecture de Rome a évalué à environ 150.000 le nombre des manifestants, les organisateurs en revendiquant plus d'un million."Si l'opposition l'emporte, l'Italie deviendra un pays moins libre", a déclaré le chef du gouvernement italien.
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Silvio Berlusconi (F3)
Une démonstration de force visant à mobiliser les électeurs en vue des régionales des 28 et 29 mars. La préfecture de Rome a évalué à environ 150.000 le nombre des manifestants, les organisateurs en revendiquant plus d'un million.

"Si l'opposition l'emporte, l'Italie deviendra un pays moins libre", a déclaré le chef du gouvernement italien.

Une mobilisation qui pourrait refléter l'inquiétude du chef du gouvernement
M. Berlusconi est intervenu pour haranguer la foule et attaquer l'opposition de gauche.
Sur la place Saint-Jean de Latran (est de Rome), une gigantesque tribune avait été installée pour accueillir les ténors du Parti de la Liberté (PDL), la formation de Berlusconi, et les ministres du gouvernement, ainsi que les 13 candidats de la droite aux régionales organisées dans autant de régions (sur un total de 20).

Une semaine plus tôt, toujours à Rome, plusieurs dizaines de milliers de personnes, 200.000 selon les organisateurs, avaient manifesté contre le chef du gouvernement à l'appel de l'opposition.

Piqués au vif, M. Berlusconi et le PDL ont déployé les grands moyens pour attirer un maximum de partisans : messages diffusés à la télévision, publicités sur de pleines pages dans les journaux, 3.000 autocars et trois trains spéciaux.

L'électorat de droite désemparé
Cette mobilisation reflète l'inquiétude du président du Conseil et de son entourage pour les performances électorales du PDL après une série de bévues et de scandales ayant touché ce parti. Pour des politologues, l'électorat de droite est particulièrement désemparé et pourrait déserter les bureaux de vote.

La série noire a commencé en février pour le PDL avec l'arrestation d'élus pris en train de toucher des pots-de-vin, suivie de l'affaire de la protection civile dont le chef, Guido Bertolaso, un protégé de Berlusconi , est accusé de malversations dans l'attribution de chantiers publics.

Entre fin février et début mars, le PDL a été plongé dans le "cafouillage" des listes, avec le rejet pour des problèmes de signatures ou de dépôt hors délai, puis la réadmission in extremis dans la course des têtes de liste pour Milan et Rome.

"Nous sommes ici pour défendre notre droit de vote", a d'ailleurs souligné samedi M. Berlusconi, soutenant mordicus que les responsables du PDL "s'étaient présentés à temps et avec les documents nécessaires".

Dernier problème en date pour Silvio Berlusconi, une enquête ouverte à Trani (sud) sur des pressions présumées qu'il aurait exercées sur un membre de l'autorité des communications et le directeur du journal télévisé de Rai Uno pour stopper l'émission politique AnnoZero, qu'il jugeait trop insolente à son égard.

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