Des affrontements entre l'armée turque et séparatistes du PKK se sont produits à Semdinli dans la province d'Hakkari

Les chasseurs turcs ont bombardé samedi des positions des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, en riposte à une attaque contre un poste militaire à la frontière vendredi soir.Selon l'état-major turc, le bilan s'élèverait à dix morts parmi les soldats et douze parmi les rebelles kurdes.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a dénoncé une attaque \"lâche\".
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a dénoncé une attaque "lâche". (AFP - Mahmoud Mahmoud)

Les chasseurs turcs ont bombardé samedi des positions des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, en riposte à une attaque contre un poste militaire à la frontière vendredi soir.

Selon l'état-major turc, le bilan s'élèverait à dix morts parmi les soldats et douze parmi les rebelles kurdes.

"Des renforts ont été envoyés dans la région et des hélicoptères de combat et l'artillerie ont été mobilisés toute la nuit dans la zone du conflit. Par ailleurs, l'armée de l'Air a frappé des cibles identifiées dans le nord de l'Irak", ajoute le communiqué.

"Notre combat continuera jusqu'à ce que cette organisation terroriste soit anéantie", a prévenu le Premier ministre turc Tayyip Erdogan ajoutant que la Turquie était "prête à payer le tribut" nécessaire pour "anéantir" le PKK.

De son côté, Devlet Bahceli, chef de file du Parti d'action nationaliste (MHP, extrême droite anti-européenne), a jugé le gouvernement turc responsable de cette situation. Il a réclamé le rétablissement de l'état d'urgence dans le sud-est du pays, auquel l'AKP, formation d'Erdogan, a mis fin en 2002 lors de son accession au pouvoir.

Cette nouvelle attaque du PKK est intervenue au lendemain des avertissements d'un responsable de l'armée, le général Fahri Kir, qui a dit vendredi devant la presse s'attendre à une intensification des combats.