Budget européen : Londres refuse de payer, malgré les menaces de Bruxelles

Le Premier ministre britannique a répété, lundi, son refus de s'acquitter des 2,1 milliards d'euros de rallonge exigés par la Commission européenne, pour boucler le budget 2014. 

Le Premier ministre britannique, David Cameron, à Bruxelles, le 16 juillet 2014.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, à Bruxelles, le 16 juillet 2014. (PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS)

Londres persiste et signe. "La Grande-Bretagne ne paiera pas les 2 milliards d'euros à quiconque le 1er décembre", a répété lundi 27 septembre le Premier ministre David Cameron, malgré les menaces d'amendes de la Commission européenne.

"Nous rejetons le montant de ce paiement. Nous allons nous battre par tous les moyens possibles, a affirmé le Premier ministre. Deux milliards d'euros, c'est plus que la contribution brute de certains pays. Ce n'est pas de la petite monnaie, c'est l'argent du contribuable britannique".

Les menaces de Bruxelles

Plus tôt dans la journée, la Commission européenne a averti que le Royaume-Uni risquait des pénalités s'il refusait de s'acquitter de sa contribution au budget européen le 1er décembre. Bruxelles réclame 2,1 milliards d'euros supplémentaires à Londres pour boucler le budget 2014.

"La loi impose aux Etats de verser leur contribution au budget européen le 1er décembre. Si cela n'est pas fait, la Commission peut imposer des amendes", a expliqué le commissaire au Budget, Jacek Dominik, en se déclarant "surpris" par le refus du Premier ministre britannique, David Cameron, de payer cette facture supplémentaire. 

 Le premier refus de Londres

"Je ne paierai pas cette addition le 1er décembre", avait-il déjà martelé vendredi 24 octobre. Au terme d'une révision technique du montant des contributions nationales, adoptée à la mi-octobre, la Commission européenne réclame à plusieurs États membres des milliards d'euros supplémentaires.

Ce nouveau calcul prend en compte la révision des chiffres du PIB en Europe, en incluant de nouvelles activités comme le trafic de drogue et la prostitution. Le Royaume-Uni a décidé d'intégrer ces revenus "illégaux" à son PIB en septembre 2014.