Bruxelles accepte les budgets 2015 de la France et de l'Italie

La Commission européenne ne demandera pas à la France et à l'Italie de revoir leur budget 2015. Les garanties fournies par les deux pays ont semble-t-il convaincu Bruxelles.

(La Comission européenne à Bruxelles. © Maxppp)

La Commission européenne ne demandera pas à la France et à l'Italie de revoir leurs copies. Les deux projets de budget 2015 seront acceptés par Bruxelles, après les pas en avant fait par les deux gouvernements, a-t-on appris mardi de sources européennes. "Aucun budget ne sera rejeté ", a confié une source européenne à l'AFP. Les mesures annoncées par Paris et Rome "ont donné satisfaction ", a ajouté une autre. "On a désamorcé la crise ", a renchéri une troisième source communautaire.

Mardi soir, la Commission a confirmé l'information. "Après prise en compte de toutes les informations et suppléments d'informations fournis ces derniers jours, je ne peux dans l'immédiat identifier de dérapage sérieux qui nous conduirait à émettre une opinion négative à ce stade ", a indiqué dans un communiqué le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Jyrki Katainen.

Intenses négociations

Ce scénario planait depuis des semaines sur la France et l'Italie, qui ont présenté des budgets prévoyant des efforts insuffisants, notamment sur le plan structurel (hors effets de la conjoncture). Après avoir affiché leur inflexibilité, les deux gouvernements ont fini par plier en annonçant lundi une réduction supplémentaire de leur déficit.

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Depuis la transmission il y a une semaine de son projet de budget 2015 à la Commission européenne, la France menait d'intenses négociations, notamment autour des réformes structurelles demandées par Bruxelles. L'un des points d'achoppement était la réforme de l'assurance chômage, souhaité par la Commission, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, mais écartée par le président de la République François Hollande.

En vertu de prérogatives renforcées à la faveur de la crise financière, l'exécutif européen peut désormais demander à un Etat membre de revoir sa copie s'il constate des dérapages sévères en terme de déficit. Cette arme n'a encore jamais été utilisée.