Grand témoin : Raphaël Esrail, survivant d'Auschwitz

À l'occasion des 75 ans de la libération du camp Auschwitz jeudi 23 janvier, France 2 a rencontré un résistant lyonnais.

France 3

À 18 ans, il fabriquait de faux papiers pour la résistance. Arrêté en janvier 1944, il est torturé puis déporté à Auschwitz (Pologne). À l'occasion des 75 ans de la libération du camp, France 2 a rencontré Raphaël Esrail. Il se souvient des portes et du froid. Son convoi contenait 1 214 personnes, sur la rampe d'arrivée, 1 000 d'entre eux vont partir dans les chambres à gaz. Les autres ont découvert l'univers concentrationnaire. "Nous étions tous considérés comme des êtres sans valeur et cela se retrouvait sous toutes les formes, dans le cadre de l'humiliation, de la dégradation, la haine, les coups", se souvient le rescapé.

150 rescapés français toujours en vie

Élève ingénieur, Raphaël Esrail parvient à intégrer une usine d'armement à proximité du camp ; une place qui le sauvera. À ce titre, il avait droit à une soupe supplémentaire par jour. 1,1 million de personnes furent exterminées à Auschwitz. En France, moins de 150 rescapés se battent toujours pour que rien ne s'oublie.

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Des visiteurs à l\'entrée du camp d\'extermination d\'Auschwitz, le 5 décembre 2019, à Oswiecim, en Pologne.
Des visiteurs à l'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, le 5 décembre 2019, à Oswiecim, en Pologne. (JANEK SKARZYNSKI / AFP)