Angela Merkel sous pression après les agressions sexuelles commises à Cologne

L'extrême droite et la droite dure s'en prennent à la chancelière après les événements de la nuit du Nouvel An. L'Allemagne fait face à une forme de violence inhabituelle, rapporte Amaury Guibert.

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Le malaise grandit en Allemagne ce mercredi 6 janvier. A Cologne, des dizaines de femmes ont été agressées sexuellement, dans la nuit du Nouvel An, par des groupes d'hommes, désignés comme étant d'origine arabe. Angela Merkel se retrouve "sous la pression de l'extrême droite et de la droite dure bavaroise qui se sont empressées de lier les événements de Cologne avec la politique d'accueil des réfugiés que mène la chancelière", rapporte depuis Berlin Amaury Guibert.

"Angela Merkel a donc réagi en deux temps : une condamnation très ferme de ce qui s'est passé le 31 décembre, et puis une volonté tout aussi forte d'éviter les amalgames en rappelant que rien, à ce stade, ne permet de dire si des réfugiés sont impliqués dans ce qui s'est passé", poursuit le correspondant de France 2.

"Une nouvelle forme de violence"

Les autorités sont aussi pointées du doigt sur la façon dont elles ont géré ces événements "pendant et après". "La police, notamment, a-t-elle tout fait pour éviter ces agressions ? Sans doute pas. Mais c'est une nouvelle forme de violence, jusqu'ici inconnue, qui a fait son apparition et dont l'Allemagne a brutalement pris conscience le soir du Réveillon", conclut le journaliste.

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Une voiture de police devant la gare ferroviaire de Cologne (Allemagne), le 5 janvier 2016.
Une voiture de police devant la gare ferroviaire de Cologne (Allemagne), le 5 janvier 2016. (OLIVER BERG / DPA / AFP)