L'Allemand Wolfgang Schäuble, figure de la politique outre-Rhin, est mort à l'âge de 81 ans

Il a oeuvré à la négociation et à la signature du traité de réunification des deux Allemagnes en 1990, mais a surtout été connu ensuite comme ministre des Finances, où il incarna la rigueur budgétaire de Berlin dans le sillage de la crise financière en zone euro, à partir de 2008.
Article rédigé par franceinfo
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L'ancien président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, à Berlin, le 10 septembre 2020. (BERND VON JUTRCZENKA / DPA / AFP)

Il a été l'un des artisans de la réunification de l'Allemagne en 1990. L'ancien ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, est mort à l'âge de 81 ans, rapporte la presse allemande mercredi 27 décembre. "Wolfgang Schäuble a façonné notre pays pendant plus d'un demi-siècle : en tant que député, ministre et président du Bundestag", a salué le chancelier Olaf Scholz sur le réseau social X (ex-Twitter).

"Avec lui, l'Allemagne perd un penseur aiguisé, un homme politique passionné et un démocrate pugnace"

Olaf Sholz, chancelier allemand

sur X

Paraplégique depuis un attentat en 1990, Wolfgang Schäuble a été l'une des figures les plus marquantes de la vie politique allemande des trente dernières années, terminant sa longue carrière comme président de la chambre des députés de 2017 à 2021. En 2008, il s'était illustré comme une figure de l'austérité budgétaire durant la crise financière européenne liée à celle des subprimes. 

Un engagement salué côté français

"Wolfgang Schäuble était un ami de la France", a salué Emmanuel Macron sur X. "Il a rendu plus solides les liens entre nos pays. Il a contribué à la réunification allemande, à la construction de l'euro et à l'unité européenne. Je salue son engagement."

"C'était un ami, un partenaire loyal et sûr, un artisan inlassable de l'amitié franco-allemande", a souligné le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui s'est dit "profondément attristé", sur le réseau social X (ex-Twitter). 

Toujours sur X, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a quant à elle salué "un des dirigeants européens les plus influents de sa génération". En 2011, il avait ainsi appuyé la candidature de son homologue d'alors au ministère de l'Economie comme candidate de l'UE à la tête du FMI, affirmant qu'elle était "respectée et appréciée dans tout le monde de la finance".

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