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La piste islamiste se renforce dans l'enquête sur la prise d'otage à Cologne

L'auteur présumé, un réfugié syrien de 55 ans, est accusé de deux tentatives de meurtre et de coups et blessures graves. Toujours dans le coma, il n'est pas en état d'être interrogé.

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France Télévisions
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Des forces spéciales de la police allemande lors d'une intervention en gare de Cologne (Allemagne), lundi 13 octobre 2018. (OLIVER BERG / DPA / AFP)

La justice allemande privilégie bien la piste du terrorisme islamiste, mercredi 17 octobre, deux jours après la prise d'otage survenue en gare de Cologne (Allemagne). Le parquet anti-terroriste allemand s'est saisi de l'enquête. "Selon l'état actuel des connaissances, il y a suffisamment d'indications parlant en faveur d'un acte d'origine radicale islamiste", explique-t-il.

Selon le procureur en chef, l'homme a réclamé par téléphone de pouvoir gagner la Syrie et rejoindre le groupe Etat islamique. Les enquêteurs s'appuient aussi sur les dépositions de témoins qui disent l'avoir entendu se réclamer du groupe terroriste lors de l'attaque dans la gare.

Lundi, il a semé la panique en faisant irruption dans un restaurant McDonald's de la gare de Cologne, armé d'essence, d'une arme factice et de bonbonnes de gaz sur lesquelles il avait fixé des balles métalliques. En cas d'explosion sous l'effet de la chaleur, elles auraient provoqué des "dégâts considérables", selon la police de Cologne.

Le suspect est toujours dans le coma

Il est accusé d'avoir versé de l'essence puis d'y avoir mis le feu, brûlant grièvement une adolescente de 14 ans, ce qui a déclenché le système anti-incendie et l'arrivée rapide des secours. Il s'est alors retranché dans une pharmacie, toujours dans l'enceinte de la gare, où il a pris en otage une employée, qui a été légèrement blessée par l'agresseur au moment où la police a donné l'assaut pour le neutraliser.

La police de Cologne a également évoqué des troubles psychologiques dont souffre le suspect. Arrivé en Allemagne en 2015, ce réfugié détient un droit d'asile provisoire jusqu'à juin 2021. Après avoir perquisitionné son domicile, elle a aussi précisé n'avoir trouvé aucune preuve d'une appartenance à un groupe terroriste.

Le parquet va chercher à savoir si l'accusé "a perpétré l'attentat en tant que membre de l'Etat islamique ou d'un autre groupe terroriste", selon le communiqué. Il va aussi chercher à définir s'il a été en contact avant ou pendant l'attentat avec un membre d'une organisation terroriste. L'homme, grièvement blessé par balles lors de l'assaut, est désormais hors de danger mais toujours dans le coma et n'est donc pas en état d'être interrogé.

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