Pensions liées au régime nazi : 27 blessés de guerre et 21 veuves font partie des bénéficiaires en France

Les révélations sur l'existence de ces pensions héritées de la Seconde Guerre mondiale avaient suscité la polémique. Franceinfo s'est procuré des informations sur le profil de ces allocataires.

Ils sont 54 à vivre sur le sol français et avoir bénéficié d\'une prestation du gouvernement allemand au titre de la Seconde Guerre mondiale.
Ils sont 54 à vivre sur le sol français et avoir bénéficié d'une prestation du gouvernement allemand au titre de la Seconde Guerre mondiale. (BAPTISTE BOYER / FRANCEINFO)

En France, 54 personnes liées au IIIe Reich reçoivent encore des pensions de l'Etat allemand au titre de la guerre 1939-1945. Cette révélation a suscité une polémique en France, ce qui a poussé Paris à demander à Berlin d'expliciter le profil des bénéficiaires de ces allocations. Contacté par franceinfo, le ministère local de la Sarre, qui gère le versement pour les personnes résidant en France, révèle, mardi 5 mars, que "27 blessés [de guerre], 21 veuves et 6 orphelins" composent les 54 personnes qui "perçoivent des prestations de l'Office national des affaires sociales". Des chiffres confirmés à franceinfo par la secrétaire d'Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq.

Il s'agit "à la fois d'Allemands résidant en France et de citoyens français", précise encore l'exécutif de la Sarre à franceinfo, qui n'a pas donné davantage de détails sur leurs profils.

>> Qui sont les 54 Français liés au régime nazi qui perçoivent encore une pension de l'Etat allemand ?

Le ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales allemand avait déjà précisé à franceinfo les conditions de versement de cette prestation, d'un montant maximum de 1 300 euros. Selon la loi allemande sur l'assistance aux victimes de guerre de 1951 qui encadre son versement, elle concerne les personnes ayant subi des dommages pour leur santé au cours de la Seconde Guerre mondiale. "Les bénéficiaires peuvent donc être d'anciens soldats de la Wehrmacht [l'armée allemande du IIIe Reich] ou des victimes civiles de la guerre, expliquait le ministère fédéral, avant de préciser : "Aucune prestation de ce type n'est versée par l'Allemagne pour service rendu dans la Wehrmacht ou dans la Waffen-SS."