Allemagne : une rencontre de youtubeurs rivaux dégénère en bagarre générale à Berlin

Lors de leur intervention, deux policiers ont été légèrement blessés. Neuf personnes ont été interpellées.

Quelque 400 personnes se sont retrouvées à Alexanderplatz à Berlin (Allemagne), majoritairement des jeunes adultes et des adolescents, jeudi 21 mars 2019. 
Quelque 400 personnes se sont retrouvées à Alexanderplatz à Berlin (Allemagne), majoritairement des jeunes adultes et des adolescents, jeudi 21 mars 2019.  (MONIKA WENDEL / DPA / AFP)

Du clash, mais cette fois-ci, pour de vrai. La police allemande a adressé, vendredi 22 mars, une mise en garde aux vedettes des réseaux sociaux après qu'une bagarre impliquant des dizaines de personnes a éclaté la veille entre partisans de deux youtubeurs rivaux sur Alexanderplatz.

ThatsBekir était venu de Stuttgart et avait appelé ses 260 000 abonnés à se joindre à lui jeudi à 17 heures sur cette place dans le centre de Berlin. Son homologue Bahar Al Amood lui a alors fortement déconseillé de venir dans la capitale, les deux internautes se provoquant sur les réseaux sociaux.

Quelque 400 personnes se sont finalement retrouvées à Alexanderplatz à l'heure dite, majoritairement des jeunes adultes et des adolescents. La rencontre a ensuite dégénéré en bagarre impliquant une cinquantaine de personnes. Lors de leur intervention, deux policiers ont été légèrement blessés. Neuf personnes ont été interpellées.

Des dizaines de jeunes qui se battent

Dans une vidéo qui circule sur la plateforme YouTube, on voit les deux youtubeurs se parlant au milieu d'une foule de gens sans que leurs échanges soient audibles. La rencontre dégénère très soudainement dans la séquence, avec des dizaines de personnes se battant.

"Il semble que ce soit devenu à la mode de mettre le feu à une poudrière pour gagner des followers, des abonnés, des clics", a dénoncé Norbert Cioma, reponsable berlinois du syndicat de police GdP, estimant que les "influenceurs font parfois preuve de beaucoup de négligence".

"Il m'a demandé pourquoi je l'avais traité de 'fils de pute' et c'est là qu'il a commencé" à me frapper, affirme ThatsBekir vendredi dans le journal Berliner Morgenpost (en allemand)"Je suis traumatisé. Je n'ose pas sortir, je veux être avec ma famille." "Vous pouvez vous épargner les mensonges que vous racontez !" a pour sa part indiqué Bahar Al Amood sur son compte Instagram à l'adresse des médias.