Espagne : la justice classe toutes ses enquêtes contre l'ex-roi Juan Carlos

Cette décision ouvre la voie à un éventuel retour en Espagne de l'ancien monarque, parti en exil aux Emirats en août 2020.

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L'ancien roi d'Espagne, Juan Carlos, au Luxembourg, le 4 mai 2019. (JOHN THYS / BELGA / AFP)

Une décision qui ouvre la voie à un éventuel retour en Espagne de Juan Carlos Ier, parti en exil aux Emirats en août 2020La justice espagnole a annoncé, mercredi 2 mars, le classement sans suite des trois enquêtes visant l'ancien monarque. La fin de ces investigations intervient après une décision similaire en décembre de la justice suisse.

Les enquêtes "ne permettent pas d'exercer une action pénale contre sa majesté Juan Carlos de Bourbon (...) notamment en raison de l'insuffisance d'indices incriminants, de la prescription des délits et en raison de l'inviolabilité" dont il bénéficiait en tant que chef d'Etat jusqu'en 2014, date de son abdication, a annoncé le parquet espagnol dans un communiqué. 

Cette décision pourrait permettre un retour en Espagne de l'ancien souverain. L'avocat de ce dernier a déclaré dans un communiqué qu'il communiquerait à ce titre prochainement "les décisions" que pourrait prendre son client.

Abdication en 2014 sur fond de scandales

Figure centrale de la transition démocratique après la mort du dictateur Franco en 1975, Juan Carlos, qui a abdiqué en 2014 sur fond de scandales, était visé par trois enquêtes judiciaires en Espagne. Dans le cadre de la plus importante d'entre elles, le parquet cherchait à déterminer depuis décembre 2018 si l'ex-souverain, âgé de 84 ans, avait empoché une commission pour l'attribution, en 2011, de la construction d'une ligne ferroviaire entre La Mecque et Médine, en Arabie saoudite, à un consortium espagnol.

Dans le cadre d'un deuxième dossier, le parquet espagnol enquêtait sur l'utilisation présumée par Juan Carlos de cartes de crédit liées à des comptes bancaires aux noms d'un entrepreneur mexicain et d'un officier de l'armée de l'air espagnole. La troisième enquête, enfin, avait été ouverte il y a un an après un rapport du "service de prévention du blanchiment de capitaux" sur un trust présumé lié à l'ex-monarque dans l'île anglo-normande de Jersey, considérée comme un paradis fiscal.

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