A son procès, le Danois Peter Madsen nie le meurtre de la journaliste Kim Wall

L'accusation soutient que Peter Madsen a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu'il nie. les faits ont eu lieu en août dernier. Le procès a débuté à Copenhague, aujourd'hui.

Peter Madsen et Kim Wall à bord du \"Nautilus\", le 10 août 2017, dans le port de Copenhague (Danemark).
Peter Madsen et Kim Wall à bord du "Nautilus", le 10 août 2017, dans le port de Copenhague (Danemark). (PETER THOMPSON / REUTERS)

Il ne devie pas de sa ligne de défense. Au premier jour de son procès, jeudi 8 mars, à Copenhague (Danemark), Peter Madsen a nié avoir tué la journaliste suédoise Kim Wall en août 2017 à bord de son sous-marin. Si le Danois ne s'est pas exprimé directement, son avocate a confirmé à la cour qu'il maintenait sa version selon laquelle Kim Wall est morte accidentellement à bord du Nautilus le 10 août 2017.

Le procureur a exposé les faits particulièrement macabres de ce dossier, dans lequel il a déjà annoncé son intention de requérir la prison à vie. Peter Madsen, qui a reconnu avoir démembré le corps, est également poursuivi pour atteinte à l'intégrité d'un cadavre et agression sexuelle.

Perversions sexuelles

Les derniers échanges de SMS entre Kim Wall et son petit ami, resté à terre, ont été projetés sur grand écran. "Je suis encore vivante", plaisante-t-elle, à 20h15, le soir du 10 août. "Mais nous allons plonger maintenant. Je t'aime." Et puis elle envoie un dernier message une minute plus tard : "Il a même amené du café et des petits gâteaux."

L'accusation soutient que Peter Madsen a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu'il nie. Des témoins, dont plusieurs ex-liaisons, décrivent un homme nourrissant de multiples perversions sexuelles, adepte de scénarios sado-masochistes, pratiquant des simulacres d'étranglement. L'étude du disque dur saisi dans son atelier (il nie qu'il s'agit du sien) a révélé des vidéos de femmes violées, assassinées, brûlées.

Les douze journées d'audience prévues jusqu'au 25 avril doivent permettre au tribunal de mieux comprendre la personnalité du meurtrier présumé et les circonstances de la tragédie.