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10.000 personnes étaient attendues pour protester contre la hausse des frais universitaires et les coupes budgétaires.

Cette manifestation est placée sous une surveillance policière accrue, un an après des manifestations d"ampleur émaillées de violences.
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Les étudiantes londoniens avaient déjà manifesté pour les mêmes raisons en janvier 2011; (Leon Neal / AFP)

Cette manifestation est placée sous une surveillance policière accrue, un an après des manifestations d"ampleur émaillées de violences.

Près de 4.000 membres des forces de l"ordre britanniques sont sur le qui-vive mercredi, alors que les étudiants du Royaume sont appelés à manifester dans la capitale. Ils protestent contre l"augmentation des frais universitaires et les coupes budgétaires. Le cortège, parti à 12h30 heure locale, devrait passer à proximité du campement anticapitaliste établi devant la cathédrale Saint-Paul.

Objectif pour la police : éviter les débordements qui avaient entaché les précédentes manifestations étudiantes outre Atlantique, fin 2010. Les forces de l"ordre avaient alors été vivement critiquées, en raison de leur manque de réactivité. Cet été, elles ont été de nouveau pointées du doigt pour leur gestion des émeutes qui ont agité le pays. Cette fois, elles entendent bien prévenir plutôt que guérir. Outre le déploiement massif dans les rues de la ville, les forces de l"ordre ont été autorisées des balles en caoutchouc en cas de débordement.

Les étudiants protestent contre la hausse à partir de 2012 des frais d'inscription dans l"enseignement supérieur, actuellement de 3.300 livres, soit près de 4.000 euros. Ces frais vont au moins doubler dans les deux tiers des universités anglaises, atteignant 9.000 livres (10.500 euros) dans un tiers d'entre elles.

Les manifestations étudiantes de novembre et décembre 2010 avaient rassemblé jusqu'à 50.000 personnes, au moment du vote de la loi sur l'augmentation des droits universitaires et avaient débouché sur des violences. Des manifestants avaient pénétré dans le siège du parti conservateur à Londres et la Rolls-Royce du Prince Charles avait été attaquée, provoquant un vif émoi dans le pays. La police a indiqué que la répétition des violences n'était pas "inévitable" et les organisateurs ont précisé avoir appelé à "une manifestation non-violente".

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