Etats-Unis. Julian Assange classé comme ennemi d'Etat

L’armée américaine aurait placé le fondateur de WikiLeaks dans la même catégorie juridique qu'Al-Qaïda, selon un journal australien.

Julian Assange s\'adresse aux médias, le 19 août, depuis l\'ambassade équatorienne à Londres (Royaume-Uni). 
Julian Assange s'adresse aux médias, le 19 août, depuis l'ambassade équatorienne à Londres (Royaume-Uni).  (CARL COURT / AFP)

INTERNET - Julian Assange, nouvel ennemi d’Etat des Etats-Unis. L’armée américaine a placé le fondateur de WikiLeaks dans la même catégorie juridique que l’organisation Al-Qaïda ou que le mouvement des talibans, selon le site du quotidien australien The Sydney Morning Herald, mercredi 26 septembre. Les militaires qui prennent contact avec WikiLeaks ou des sympathisants du site peuvent donc être accusés de "communication avec l’ennemi", un crime militaire passible de la peine de mort. Le quotidien s’appuie sur des documents déclassifiés du contre-espionnage américain, après une enquête réalisée en Grande-Bretagne réalisée sur un analyste informatique.

Julian Assange est réfugié depuis le 19 juin dans l'ambassade d'Equateur à Londres (Royaume-Uni) afin d'éviter son extradition vers la Suède pour une affaire de moeurs. Il redoute en effet d'être extradé aux Etats-Unis afin d'y être jugé pour avoir diffusé 250 000 télégrammes diplomatiques américains. Dans une vidéo diffusée mercredi, le fondateur de Wikileaks a vertement critiqué Barack Obama, qui aurait "fait davantage pour criminaliser la liberté d’expression qu’aucun chef d’Etat avant lui." 

La désignation comme ennemi d'Etat peut avoir de graves conséquences pour Julian Assange en cas d'extradition, selon son avocat américain, Michael Ratner, qui évoque une éventuelle détention militaire, dans les colonnes du Sydney Morning Herald.