Espionnage américain : la classe politique française s'indigne

Le Premier ministre a dénoncé des pratiques "inacceptables" pour un pays ami et réclame un code de bonnes conduites.

FRANCE 3

La fermeté pour montrer son indignation. Suite aux révélations de WikiLeaks, Manuel Valls dénonce des faits inacceptables. Il réclame un code de bonnes conduites entre les pays alliés. "Les États-Unis doivent reconnaître non seulement le danger que de tels agissements font poser sur nos libertés, mais aussi tout faire pour réparer les dégâts que cela occasionne", a assuré le chef du gouvernement.

Conseil de défense réuni en urgence, entretien téléphonique entre François Hollande et Barack Obama, convocation de l'ambassadrice des États-Unis... Une dramatisation mise en scène ce mercredi 24 juin. Mais à la sortie de l'hémicycle, les Parlementaires ne sont pas dupes. "Ça fait partie des postures", assure au micro de France 3 le député UDI de l'Eure Hervé Morin.

Des sanctions plus radicales

L'opposition réclame des sanctions plus radicales. "Il devrait même y avoir l'expulsion de certains diplomates", explique Éric Ciotti, député du groupe Les Républicains.

"Des excuses publiques seraient la moindre des choses", déclare pour sa part Marion Maréchal-Le Pen. La députée FN invite également à "cesser immédiatement toute négociation sur le traité transatlantique". Cette affaire intervient alors que la loi très controversée sur le renseignement doit être définitivement adoptée au Parlement ce mercredi soir.

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Manuel Valls à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 18 juin 2015.
Manuel Valls à l'Assemblée nationale, à Paris, le 18 juin 2015. (BERTRAND GUAY / AFP)